Ca­va­ni sauve le PSG face à Saint-Etienne (1-0)

Coupe de la Ligue, 8es de fi­nale. PSG - Saint-Etienne 1-0. Contre des Verts très peu ex­pé­ri­men­tés, les Pa­ri­siens ont dû at­tendre les der­nières mi­nutes pour faire en­fin la dif­fé­rence. Un match à ou­blier.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - SYL­VIE DE MACEDO AVEC Y.L.

LES PA­RI­SIENS ONT FRÔ­LÉ la grosse faute de goût. Celle d’être pous­sés en pro­lon­ga­tion par une équipe sté­pha­noise lar­ge­ment re­ma­niée et ra­jeu­nie (16 ab­sents au to­tal entre les bles­sés, les sus­pen­dus et les lais­sés au re­pos). Il a fal­lu pa­tien­ter jus­qu’aux der­nières mi­nutes du match (87e) pour voir Edin­son Ca­va­ni, meilleur bu­teur de l’ef­fec­tif en Coupe de la Ligue avec 8 réa­li­sa­tions, faire la dif­fé­rence et qua­li­fier les siens pour les quarts de fi­nale, le 12 jan­vier face à Lyon. A croire que les hommes de Laurent Blanc n’avaient pas vrai­ment en­vie de dé­fendre leur titre. « C’est faux, ré­pond le coach pa­ri­sien. On veut ga­gner tous nos matchs et on ne fe­ra pas de ca­deaux. Mais il est vrai que les coupes ne sont pas nos ob­jec­tifs les plus im­por­tants. »

Et ce­la s'est vu. Certes, les confron­ta­tions entre Pa­ris et les Verts en Coupe de la Ligue ont tou­jours abou­ti à des scores ser­rés (par un but de dif­fé­rence ou dé­par­ta­gés par une séance de tirs aux buts). Mais avec la jeunesse et l'in­ex­pé­rience du onze de Saint-Etienne (six jeunes joueurs ali­gnés au coup d'en­voi), de nom­breux ob­ser­va­teurs s'at­ten­daient cette fois-ci à un large score. « Je ne vou­lais pas que mes jeunes sortent du Parc des Princes avec une ra­clée. J’ai donc beau­coup étu­dié le PSG, ses matchs, et je me suis ins­pi­ré d'An­gers (NDLR : qui a ob­te­nu 0-0 face à Pa­ris). Pour es­pé­rer, il fal­lait se mon­trer ri­gou­reux sur le plan tac­tique. » Et son pa­ri a failli être ga­gnant.

Dans ce clas­sique de la Coupe de la Ligue — c’était la 4e fois de suite que les deux clubs s’af­fron­taient dans cette épreuve — le PSG a très ra­re­ment été mis en dan­ger. Mais cette équipe, éga­le­ment re­ma­niée avec Lu­cas, La­vez­zi, Kur­za­wa ou en­core Stam­bou­li ti­tu­laires, a tar­dé à trou­ver la faille. Même Ibra­hi­mo­vic, qui aime pour­tant tel­le­ment les Verts (12 buts ins­crits) est res­té muet. On re­tien­dra tou­te­fois sa ma­gni­fique vo­lée en ci­seau qui échoue sur la barre de Jes­sy Mou­lin (25e).

Au­tre­ment, on ne peut que sou­li­gner le cô­té brouillon et le manque de mo­ti­va­tion des Pa­ri­siens. Du moins jus­qu’à l'en­trée de Di Ma­ria et de Ca­va­ni (62e) qui ont of­fert à leur équipe un vi­sage (un peu) plus sé­dui­sant. « A la mi-temps, je leur ai dit que c’était in­suf­fi­sant, pré­cise Blanc. Mais on est peut-être un peu trop exi­geants avec les joueurs. C’était leur hui­tième match en 24 jours. Ce ne sont pas des ma­chines. » Avec fran­chise, Lay­vin Kur­za­wa ad­met que Pa­ris a pris les pe­tits Verts de haut : « On a joué contre une équipe très jeune. Pour cer­tains, c'était peut-être plus com­pli­qué de se mo­ti­ver ».

« On est peut-être trop exi­geants avec les joueurs. Ce ne sont pas des ma­chines. »

Laurent Blanc, en­traî­neur du PSG

(LP/Oli­vier Le­jeune.)

Parc des Princes (Pa­ris), hier soir. Edin­son Ca­va­ni, en­tré en cours de jeu, a mar­qué le but de la vic­toire pa­ri­sienne à la 87e mi­nute du match, évi­tant aux Pa­ri­siens une pé­rilleuse pro­lon­ga­tion.

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