L’Etat na­tio­na­lise une par­tie d’Are­va

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE -

JA­MAIS DEUX sans trois. Le dicton colle mal­heu­reu­se­ment bien au des­tin d’Are­va. Car ce n’est fi­na­le­ment pas en deux mor­ceaux que l’an­cien géant fran­çais du nu­cléaire va être dé­cou­pé, mais en trois. Le groupe, créé en 2001 par le rap­pro­che­ment de la Co­ge­ma (cycle du com­bus­tible nu­cléaire), Fra­ma­tome (ré­ac­teurs et ser­vices) et CEA In­dus­trie, se re­cen­tre­ra uni­que­ment sur le cycle du com­bus­tible. EDF re­prend l’ac­ti­vi­té de construc­tion des ré­ac­teurs et leur main­te­nance. Mais la fi­liale Are­va TA (1 400 sa­la­riés), spé­cia­li­sée dans les ré­ac­teurs nu­cléaires de sous­ma­rins et porte-avions, va sor­tir du groupe et pas­ser sous le contrôle di­rect de l’Etat. « Ce n’est pas une na­tio­na­li­sa­tion à pro­pre­ment par­ler, ob­jecte une source proche du dos­sier, puisque Are­va est dé­jà une en­tre­prise pu­blique. » L’Etat contrôle en ef­fet di­rec­te­ment ou in­di­rec­te­ment 86,52 % du ca­pi­tal d’Are­va. « C’est une ac­ti­vi­té très stra­té­gique, re­prend la source. Il n’était pas ques­tion que l’Etat en perde le contrôle, même en par­tie. »

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