Can­cer du sein : en­fin une as­su­rance abor­dable

Un contrat, lan­cé au­jourd’hui, per­met aux femmes gué­ries de­puis au moins un an de bé­né­fi­cier d’une as­su­rance pour leur prêt sans su­bir de sur­prime liée à leur état de san­té.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - BRU­NO MAZURIER

AS­SU­RER SON PRÊT im­mo­bi­lier à un prix conve­nable et sans at­tendre de très longues an­nées après sa gué­ri­son, c’est dé­sor­mais pos­sible. Se­lon nos in­for­ma­tions, une as­so­cia­tion de pa­tients, Life is rose, lance au­jourd’hui en par­te­na­riat avec un cour­tier (Eu­ro­di­tas) et un ré­as­su­reur (Scor), un contrat spé­cia­le­ment conçu pour les femmes qui ont été at­teintes d’un can­cer du sein. Ex­pli­ca­tions.

Jus­qu’à pré­sent, s’as­su­rer pour un em­prunt im­mo­bi­lier lors­qu’on a été at­teint d’une ma­la­die grave re­le­vait du par­cours du com­bat­tant. Et ce mal­gré la conven­tion Ae­ras, cen­sée per­mettre aux ma­lades d’ob­te­nir plus fa­ci­le­ment un prêt. « Soit les per­sonnes em­prun­taient sans s’as­su­rer, soit elles men­taient sur leur si­tua­tion de san­té, soit elles aban­don­naient leur pro­jet », ex­plique Na­tha­lie Sa­va­riaud, pré­si­dente de Life is rose. C’est pour- quoi nous avons construit ce contrat — bap­ti­sé As­su­rose — au­tour de la pa­tho­lo­gie du can­cer du sein dont on re­cense ac­tuel­le­ment 48 000 nou­veaux cas chaque an­née. »

Des ta­rifs clas­siques

Pre­mier avan­tage, les ta­rifs. « Ce sont ceux ap­pli­qués pour un contrat d’as­su­rance clas­sique, entre 0,40 % et 0,70 % du cré­dit, pré­cise la pré­si­dente de Life is rose. Alors qu’avec les sur­primes dues aux risques graves de san­té, il n’est pas rare de voir des contrats ex­plo­ser de 800 % à 1 000 %, ce qui peut faire dou­bler les men­sua­li­tés de rem­bour­se­ment. Et en cas de re­chute de sa ma­la­die la per­sonne n’est pas cou­verte. »

Autre par­ti­cu­la­ri­té d’As­su­rose, la per­sonne pour­ra s’as­su­rer un an seule­ment après la gué­ri­son de sa ma­la­die contre quinze an­nées après la fin du trai­te­ment, comme c’est pré­vu dans la conven­tion Ae­ras. Même si dans le cadre du pro­jet de loi de san­té de Ma­ri­sol Tou­raine, ac­tuel­le­ment exa­mi­né par le Par­le­ment, les dé­pu­tés viennent de ra­me­ner ce « droit à l’ou­bli » à dix ans. « Une si­tua­tion qui, de toute fa­çon, est gé­né­ra­le­ment vé­cue comme une double peine par les ma­lades. Com­ment dès lors faire des pro­jets ou se re­cons­truire », in­ter­roge-t-on à l’as­so­cia­tion. En­fin, sous­crire à As­su­rose n’est pas sou­mis au mon­tant du prêt, quand l’Ae­ras pla­fonne le cré­dit à 320 000 €.

Pour y sous­crire, l’as­so­cia­tion re­com­mande d’al­ler sur son site (www.li­feis­rose.fr) ou ce­lui du cour­tier (www.eu­ro­di­tas.fr). Life is rose en­vi­sage d’étendre ce type de contrat à des per­sonnes ayant souf­fert d’autres pa­tho­lo­gies can­cé­reuses.

Jus­qu’à pré­sent, s’as­su­rer pour un em­prunt im­mo­bi­lier lors­qu’on a été at­teint d’une ma­la­die grave re­le­vait du par­cours du com­bat­tant.

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