Tho­mas Fa­bius sa­tis­fait d’avoir pu s’ex­pli­quer

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

AU TERME de douze heures de garde à vue, Tho­mas Fa­bius, 34 ans, est res­sor­ti libre dans la nuit de mar­di à mer­cre­di. Le fils du chef de la di­plo­ma­tie fran­çaise a, se­lon son avo­cat, Me Cy­ril Bo­nan « pu s’ex­pli­quer de ma­nière com­plète et dé­taillée » et at­ten­dait, en fait, « de­puis quatre ans ce mo­ment dé­ter­mi­né à faire re­con­naître son in­no­cence ».

C’est une en­quête ou­verte en 2011, après une plainte de la So­cié­té gé­né­rale sur un faux cour­riel qu’il est ac­cu­sé d’avoir ré­di­gé, qui est à l’ori­gine de son au­di­tion dans les lo­caux de l’Of­fice cen­tral de ré­pres­sion de la grande dé­lin­quance fi­nan­cière (OCRGDF) de la Di­rec­tion cen­trale de la po­lice ju­di­ciaire. Le par­quet de Pa­ris avait ou­vert en­suite en 2013 une in­for­ma­tion ju­di­ciaire pour faux, es­cro­que­rie et blan­chi­ment.

Les en­quê­teurs s’in­té­ressent à d’im­por­tants mou­ve­ments de fonds qui pour­raient avoir tran­si­té sur ses comptes et à l’ac­qui­si­tion d’un ap­par­te­ment en 2012 pour 7M€ qu’il as­sure avoir fi­nan­cé grâce à un em­prunt ban­caire et à ses gains aux ca­si­nos, dont il est client as­si­du.

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