« Le CIO a tou­jours mon­tré sa to­lé­rance zé­ro »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

Le CIO a été gran­de­ment tou­ché par les af­faires (qui ont dé­bu­té en 1998 avec le scan­dale de cor­rup­tion sur l’at­tri­bu­tion des JO d’hi­ver 2002 à Salt Lake Ci­ty). Est-il à l’abri au­jourd’hui ? Nous en avons ti­ré les consé­quences à l’époque avec une grande ré­forme du CIO. Il a été confir­mé, par des uni­ver­si­tés et des ex­perts, que nous avons tous les ins­tru­ments en place. Après, ça n’ex­clut pas qu’un jour un cas puisse ar­ri­ver. Ce qu’on peut de­man­der d’une or­ga­ni­sa­tion, c’est d’avoir en place des règles pré­ven­ti- ves et un sys­tème de sanc­tions qui fonc­tionnent. Le CIO a tou­jours mon­tré sa to­lé­rance zé­ro, vous l’avez vu ré­cem­ment avec les membres ho­no­raires qui avaient des pro­blèmes (NDLR :

soup­çon­né de cor­rup­tion, La­mine Diack, ex-pré­sident de la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale d’athlétisme, a ain­si dé­mis­sion­né du CIO en no­vembre). Ne pour­rait-on pas avoir pour un pré­sident élu les même du­rées de man­dat ou d’âge li­mite dans toutes les fé­dé­ra­tions ? Ça, c’est le tra­vail que l’Asoif (As­so­cia­tion des fé­dé­ra­tions in­ter­na­tio­nales des sports olym­piques d’été) va faire. Il existe dé­jà quelques prin­cipes de base. Mais vous ne pou­vez pas com­pa­rer une fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale de grand pro­fes­sion­na­lisme avec des mil­liards de re­cettes, avec une fé­dé­ra­tion qui sur­vit juste grâce à la sub­ven­tion du CIO. Après, on ne peut pas faire de com­pro­mis sur les prin­cipes. C’est très clair. Vous sou­hai­tez dé­pos­sé­der les fé­dé­ra­tions des contrôles an­ti­do­page pour qu’ils soient cen­tra­li­sés par l’AMA (Agence mon­diale an­ti­do­page). Com­ment ré­agissent-elles ? Je suis très content de l’ap­proche des fé­dé­ra­tions qui ont ap­puyé cette ini­tia­tive lors du som­met olym­pique du 17 oc­tobre. (Sou­rire.) Mais il reste des fé­dé­ra­tions à convaincre… En oc­tobre, vous ré­cla­miez une can­di­da­ture ex­terne et cré­dible pour la pré­si­dence de la Fifa. Que vous ins­pire l’af­faire Pla­ti­ni ? Main­te­nant, nous sommes en pleine cam­pagne et je ne vais plus m’en mê­ler. C’est à la Fifa de voir. Au­jourd’hui, on a ces can­di­dats-là et ce­la ne sert à rien de spé­cu­ler. Nous avons un sys­tème an­ti­do­page en pleine co­opé­ra­tion avec l’AMA (Agence mon­diale an­ti­do­page) pour dé­tec­ter les tri­cheurs avant les Jeux. L’ef­fort se­ra si­gni­fi­ca­tif. Dans les deux pays qui sont les plus tou­chés en ce mo­ment, la Rus­sie et le Ke­nya, nous avons par­lé avec les CNO (co­mi­tés na­tio­naux olym­piques) afin qu’ils se mettent d’ac­cord avec l’AMA pour avoir des tests hors com­pé­ti­tion pour tous les ath­lètes et tous les sports. A Rio, nous tes­te­rons les cinq pre­miers clas­sés de tous les sports et il y au­ra un sys­tème so­phis­ti­qué de contrôles aléa­toires hors com­pé­ti­tion. Concer­nant la sécurité, les at­ten­tats de Pa­ris ont-ils chan­gé vos exi­gences ? La sécurité a tou­jours été une prio­ri­té maxi­male pour le CIO. Nous

( LP / G ui lla u m e G eo rg es .)

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