« J’étais gê­né par au­tant de cha­leur hu­maine »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Pro­pos recueillis par FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

SAL­VA­TORE SI­RI­GU est sor­ti de sa ré­serve hier soir après la qua­li­fi­ca­tion du PSG face à Saint-Etienne. Ti­tu­laire pour la se­conde fois de la sai­son, le gar­dien ita­lien a confir­mé qu’il cher­che­rait à quit­ter le club en jan­vier même si Laurent Blanc a sou­li­gné qu’il ai­me­rait «gar­der le même groupe ». Si­ri­gu a aus­si vi­ve­ment ré­fu­té le fait d’avoir re­fu­sé de jouer face au Sha­kh­tar Do­netsk, la se­maine der­nière en ligue des Cham­pions. Qu’avez-vous res­sen­ti ce soir ? SAL­VA­TORE SI­RI­GU. Beau­coup de plai­sir bien sûr. Ce­la fai­sait long­temps que je n’avais pas joué au Parc des Princes. Donc c'était par­ti­cu­lier. En­tendre le pu­blic scan­der votre nom à de nom­breuses re­prises, ce­la vous a ému ? Ce n’était pas la pre­mière fois, c'était dé­jà ar­ri­vé. Mais après cette longue pé­riode pen­dant la­quelle je n’ai pas joué, tu re­marques en­core plus ces marques d'af­fec­tion. J’étais même gê­né par au­tant de cha­leur hu­maine mais on n’ana­lyse pas les sen­ti­ments. Pen­sez-vous que le pu­blic a vou­lu vous dire adieu ? Je ne sais pas. Il faut de­man­der aux sup­por­teurs. Com­ment vous êtes vous sen­ti d'un point de vue spor­tif ? Bien même si c'était un peu bi­zarre. On a beau s’en­traî­ner tous les jours, les sen­sa­tions de matchs, ce n’est pas la même chose. Pen­sez-vous re­jouer la Coupe de la Ligue avec le PSG en jan­vier ? C’est le coach qui dé­ci­de­ra. Pour l’ins­tant, je me suis tou­jours te­nu à ces dé­ci­sions et c’est un peu tôt pour par­ler de la suite. Pour­quoi n'avez-vous pas joué face au Sha­kh­tar Do­netsk mer­cre­di der­nier ? Le coach l’a dé­jà ex­pli­qué, je n’en di­rai pas plus. Ce qui me gêne, c'est que cer­taines per­sonnes parlent sans connaître la vé­ri­té. J’ai le res­pect du club, du coach et de mes co­pains, ja­mais je ne re­fu­se­rais de jouer un match. Le coach a par­lé avec moi et s’il m’avait dit je veux que tu joues, vous pen­sez que je lui au­rais dit non ? On peut dire que je suis nul, que je ne sers à rien mais pas que je ne suis pas pro­fes­sion­nel. Si quel­qu’un a quelque chose à me dire, qu’il vienne me voir. Mais qu’il ne l’écrive pas dans les jour­naux. C'est dé­gueu­lasse ! Dire que vous avez re­fu­sé de jouer, ce­la vous a bles­sé ? Pas bles­sé mais gê­né. Car on te fait

« Cer­taines per­sonnes parlent sans connaître

la vé­ri­té. [...] C’est dé­gueu­lasse !

pas­ser pour la per­sonne que tu n'es pas. Il faut res­pec­ter les per­sonnes. Le mois der­nier, vous avez dit que vous étu­die­rez toutes les pro­po­si­tions qui vous par­vien­draient en jan­vier. Êtes-vous tou­jours dans le même état d'es­prit ? Quand vous êtes dans ma si­tua­tion, vous êtes prêt à écou­ter tout ce qui vient. C’est nor­mal mais pour le mo­ment je suis un joueur du PSG. S’il y a des pro­po­si­tions, on par­le­ra avec mon agent et le club et on dé­ci­de­ra de ce qui est le mieux pour moi. Tou­louse - Mar­seille ; Bor­deaux - Lo­rient ; Guingamp - Lille ; PSG - Lyon

(LP/Oli­vier Le­jeune.)

Parc des Princes (Pa­ris), hier soir. « S’il y a des pro­po­si­tions, on par­le­ra avec mon agent et le club et on dé­ci­de­ra de ce qui est le mieux pour moi », a ex­pli­qué Sal­va­tore Si­ri­gu à pro­pos du pro­chain mer­ca­to.

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