Le PSG a aus­si une équipe de… filles !

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - Ch­loé Si­mo­nel­li, ca­pi­taine du PSG fé­mi­nin ÉRIC MI­CHEL

AU PSG, vous sa­vez dé­jà tout de Ni­ko­la Ka­ra­ba­tic ou de Thier­ry Omeyer. Mais connais­sez-vous As­sia Ger­main et Ch­loé Si­mo­nel­li ? Pas sûr. Pour­tant, elles aus­si jouent au PSG, en équipe pre­mière. Elles portent chaque se­maine le même maillot que les « ga­lac­tiques » du club. C’était le cas hier soir en Coupe de France contre Cham­bray-lès-Tours (D 2) ( dé­faite 26-38).

As­sia Ger­main, in­ter­na­tio­nale ju­niors, garde les buts de l’équipe fé­mi­nine du PSG et Ch­loé Si­mo­nel­li en est la ca­pi­taine. Parce que oui comme le foot, le PSG hand pos­sède son équipe fé­mi­nine. « Mais ça n’a rien à voir, car elle n’entre pas dans le gi­ron du PSG ver­sion Qa­tar. Notre équipe fé­mi­nine fait par­tie de l’As­so­cia­tion PSG qui est pu­re­ment ama­teurs », ex­plique Jean-Marc Rou­dier, le di­rec­teur spor­tif de l’as­so­cia­tion qui compte plus de 600 li­cen­ciés. Cette as­so­cia­tion, comme la loi l’oblige, sert de sup­port à la sec­tion pro­fes­sion­nelle. L’équipe fé­mi­nine du PSG évo­lue en Na­tio­nale 2, l’équi­valent de la 4e Division. Avec plus ou moins de réus­site : 3 vic­toires pour 5 dé­faites en cham­pion­nat.

« Nous sommes fières de por­ter ce maillot. Nous avons les mêmes cou­leurs, lo­go et spon­sors que les gar­çons. C’est un hon­neur, pas un poids de l’en­fi­ler même s’il est pos­sible que ce­la dé­cuple la mo­ti­va­tion de nos ad­ver­saires. De toute ma­nière, re­pré­sen­ter Pa­ris suf­fit à leur don­ner en­vie de nous battre », confie la jeune (20 ans) ca­pi­taine Ch­loé Si­mo­nel­li.

Ce maillot est le seul lien qui re­lie la ca­pi­taine à son équi­valent mas­cu­lin Da­niel Nar­cisse qui se croisent de temps en temps quand les filles bal­lot­tées d’une salle à l’autre s’en­traînent à Cou­ber­tin. « Ils savent qu’on existe, qu’on fait par­tie du PSG, mais nos rap­ports s’ar­rêtent là. Nous ne sommes pas sur la même pla­nète », re­con­naît la joueuse. « Nos filles ne sont pas payées, nous n’avons pas le plus gros bud­get du monde. A part notre nom, nous sommes une équipe de Na­tio­nale 2 fé­mi­nine comme toutes les autres, avec trois en­traî­ne­ments par se­maine. Ça n’a rien à voir avec les pros. Les filles, qui ont entre 20 et 29 ans, tra­vaillent ou sont étu­diantes. Si elles jouent au hand avec toutes les contraintes au­tour, c’est pour se faire plai­sir. Elles n’ont pas d’autres mo­ti­va­tions », glisse en­core Jean-Marc Rou­dier.

Ça ne les em­pêche pas d’être am­bi­tieuses dans l’ombre du puis­sant club fé­mi­nin du coin, Is­sy-Pa­ris (D 1). « Nous avons de bons rap­ports et ne sommes pas en concur­rence puisque le ni­veau est très dif­fé­rent, note le di­rec­teur spor­tif. Nous vou­lons al­ler le plus haut pos­sible avec nos moyens li­mi­tés. Le PSG ne nous de­mande pas de construire une équipe pour être en D 1 à terme, ça ne marche pas comme ça. »

« Notre am­bi­tion en dé­but de sai­son était de mon­ter en N 1, confie Ch­loé Si­mo­nel­li. Ça pa­raît mal par­ti, mais on va es­sayer d’ac­cro­cher le po­dium. » Un mi­ni­mum quand on s’ap­pelle le PSG. « Ça nous donne des res­pon­sa­bi­li­tés, ad­met la joueuse. Nous aus­si, on re­pré­sente une marque, la marque PSG. »

« Les gar­çons savent qu’on existe, qu’on fait par­tie du PSG, mais nos rap­ports s’ar­rêtent là »

(LP/Icon Sport/Nol­wenn Le Gouïc.)

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