Pla­ti­ni, lui, connaît dé­jà le ver­dict n

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - B.M.

Mi­chel Pla­ti­ni joue­ra bien la po­li­tique de la chaise vide et ne se­ra pas ce ma­tin de­vant la chambre de ju­ge­ment du co­mi­té d’éthique de la Fifa di­ri­gée par l’Al­le­mand HansJoa­kim He­ckert. Le pré­sident de l’UEFA, sus­pen­du 90 jours et sous la me­nace d’une ra­dia­tion à vie pour avoir per­çu 1,8 M€ en fé­vrier 2011 pour des tra­vaux pré­ten­du­ment réa­li­sés entre 1999 et 2002, se­ra re­pré­sen­té par ses avo­cats de­vant Va­nes­sa Al­lard, l’ins­truc­trice en charge du dos­sier. L’an­cien n° 10 des Bleus en­tend ain­si dé­non­cer ce qu’il consi­dère comme un si­mu­lacre de pro­cé­dure, ses conseils es­ti­mant que « le ver­dict a dé­jà été an­non­cé dans la presse par un des porte-pa­role (NDLR : An­dreas Ban­tel, porte-pa­role de la chambre d’ins­truc­tion de la Fifa) de la jus­tice in­terne de la Fifa au mé­pris de la pré­somp­tion d’in­no­cence ». Par cette dé­ci­sion, Pla­ti­ni veut donc af­fi­cher « sa pro­fonde in­di­gna­tion ». Une stra­té­gie à des­ti­na­tion du grand pu­blic qui ne de­vrait pas beau­coup im­pres­sion­ner la Fifa.

Un mé­moire de 150 pages

Les dé­fen­seurs de Pla­ti­ni ap­portent quand même à Zu­rich (Suisse) un mé­moire de 150 pages, agré­men­té se­lon eux de nom­breux té­moi­gnages et d’une note écrite si­gnée par un di­ri­geant de l’UEFA, da­tant de 1998, dans la­quelle est men­tion­née la ru­meur d’un contrat à 1 mil­lion de francs suisses an­nuels entre Blat­ter et Pla­ti­ni, alors son conseiller. Dans le camp fran­çais, on es­père sans grand es­poir que ce­la fe­ra la dif­fé­rence. Après l’an­nonce de la dé­ci­sion, les conseillers ju­ri­diques du Fran­çais de­vraient lo­gi­que­ment sai­sir la com­mis­sion des re­cours de la Fifa puis, in fine, le Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.