« Le PSG est la troi­sième meilleure équipe du monde »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Pro­pos recueillis par RO­NAN FOL­GOAS ET BER­TRAND MÉ­TAYER

LA HACHE DE GUERRE est en­ter­rée. Leo­nar­do et la Fé­dé­ra­tion fran­çaise (FFF) ont mis un terme au conflit ju­ri­dique en­ta­mé en 2013 après le coup d’épaule de l’an­cien di­rec­teur spor­tif du PSG à l’ar­bitre Alexandre Cas­tro. A l’ini­tia­tive de Noël Le Graët, les deux hommes se sont ren­con­trés dé­but dé­cembre et ont dé­ci­dé de la fin de toute pro­cé­dure en échange d’un chèque de 20 000 € de la FFF en fa­veur des Res­tos du coeur. La fin d’un épi­sode vi­si­ble­ment dou­lou­reux pour le Bré­si­lien, qui nous a ac­cor­dé un en­tre­tien ex­clu­sif. Pour­quoi cet ac­cord au­jourd’hui avec la Fé­dé­ra­tion ? LEO­NAR­DO. C’était dif­fi­cile de vivre avec ces conten­tieux. Je suis vrai­ment content d’avoir par­lé avec le pré­sident Le Graët, ce­la a beau­coup chan­gé la donne. Je laisse tout ce­la der­rière moi de fa­çon dé­fi­ni­tive. Je suis pas­sé pour le méchant, le men­teur, le mer­ce­naire. Je vou­lais faire re­con­naître ma bonne foi, ma sin­cé­ri­té. J’avais be­soin de sol­der cette si­tua­tion. Cette his­toire me dé­ran­geait.

« Avec Nas­ser, on a for­mé

un couple 24 heures sur 24 »

Ce­la vous li­bère-t-il pro­fes­sion­nel­le­ment ? Cette conci­lia­tion n’est pas liée au fu­tur mais au pas­sé. Je n’ai pas re­çu de pro­po­si­tion de Lyon. Je n’ai pas par­lé avec Jean-Mi­chel Au­las. Il m’avait contac­té quand j’ai quit­té Mi­lan. Ja­mais de­puis. Un re­tour au PSG est-il pos­sible ? Il n’y a pas de pro­jet de re­tour. Quand je suis par­ti en tant que joueur en 1997, j’avais la sen­sa­tion que le re­tour était pos­sible. Au­jourd’hui un peu moins. Pour­quoi ? C’est une sen­sa­tion. Com­ment ju­gez-vous le tra­vail de Laurent Blanc ? Ce qu’il a fait en deux ans et de­mi, c’est in­croyable. Il a tout ga­gné, quatre titres la sai­son der­nière, c’est énorme. Quand il est ar­ri­vé, j’étais là. Ce n’est pas vrai qu’il était le 10e choix. Il est fran­çais, cham­pion du monde, il a joué dans des très grands clubs… Dire qu’il n’avait pas le ni­veau pour le PSG, c’était in­juste. Quand vous pen­sez à ce que vous avez réa­li­sé entre 2011 et 2013, de quoi êtes-vous le plus fier ? Peut-être de l’in­ten­si­té de mon tra­vail, sen­tir au­tour de nous l’en­vie C’est la troi­sième meilleure équipe du monde, juste der­rière Bar­ce­lone et le Bayern Mu­nich. Vu ce qu’ils ont réa­li­sé de­puis dix ou quinze ans, c’est nor­mal qu’ils soient de­vant. Mais, en termes de qua­li­té d’ef­fec­tif, de pos­si­bi­li­té éco­no­mique, comme marque et comme ville, c’est Pa­ris qui ar­rive der­rière.

(Ni­viere/SI­PA.)

So­fiane Bou­fal a réa­li­sé un bon dé­but de sai­son avec Lille (4 buts en Ligue 1) et ai­guise l’ap­pé­tit de grands clubs, dont ce­lui du PSG.

Siège de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de football (Pa­ris), hier. Leo­nar­do es­time que le PSG fait par­tie des quatre ou cinq clubs en me­sure d’ac­cueillir Cris­tia­no Ro­nal­do.

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