Rui Al­mei­da en im­pose

Ligue 2.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - MUL­TI­PLEX BEINS­PORTS 2, 20 HEURES FRANCK GINESTE ET STÉ­PHANE CORBY

deo­ton) qui se sont éman­ci­pés en Espagne et en Hon­grie. « C’est un coach IL N’A PAS DÉ­RO­GÉ à sa ligne de com­pé­tent, qui a une grande conduite. In­ter­ro­gé hier sur son pro­con­nais­sance du foot, confiait cet été gramme pour Noël, Rui Al­mei­da, de l’ex-in­ter­na­tio­nal Rui Bar­ros (Ju­ven­son nom com­plet Rui Mi­guel Gar­cia tus Tu­rin, Mo­na­co, Mar­seille). Ce Lopes de Al­mei­da, est res­té droit n’est pas un pro­blème qu’il n’ait pas dans ses bottes. « Je ne pense pas aux en­traî­né en France. Il va réus­sir ! » fêtes et suis to­ta­le­ment concen­tré « Il aime les chal­lenges et le Red Star sur le match de Di­jon (NDLR : leaen est un à sa taille », ap­puie Es­teves. deur avant cette 19e jour­née) …» S’exi­ler en Syrie ou en Egypte prouve Ain­si est l’en­traî­neur du Red Star… qu’il n’a pas froid aux yeux. Mais La réus­site du pro­mu, éton­nant 4e, qu’il garde aus­si les pieds sur terre c’est aus­si la sienne. Le Por­tu­gais de comme en té­moigne sa ré­ponse cette 46 ans a fait taire les scep­tiques. Mais se­maine sur les ondes d’une ra­dio le tech­ni­cien n’est pas du genre à lu­so­phone : « Entre ga­gner un jour la s’épan­cher sur son cas per­son­nel. AlLigue des cham­pions et mon­ter cette mei­da, ce sont les autres qui en pa­ran­née en Ligue 1 avec le Red Star, je lent le mieux… choi­sis la mon­tée… » Il avait tou­jours vé­cu dans l’ombre sans être pour au­tant un por­teur d’eau. L’an­cien joueur ama­teur, en­tré dans le mé­tier comme co­or­di­na­teur de la Ligue des jeunes de Lis­bonne (Por­tu­gal), dé­couvre le monde pro en 2002 à Es­to­ril comme ad­joint en charge de la pré­pa­ra­tion phy­sique dont il est di­plô­mé. Mais c’est aux cô­tés de l’ex­pé­ri­men­té Je­sual­do Fer­rei­ra (69 ans) qu’il ap­prend le job à Pa­na­thi­naï­kos (Grèce), au Spor­ting et Bra­ga (Por­tu­gal) puis à Za­ma­lek (Egypte). Un men­tor qui sa­lue sa no­mi­na­tion cet été au Red Star comme « une belle ré­com­pense pour tout le tra­vail ac­com­pli ». « Il était plus qu’un simple ad­joint, confie Pa­trick Es­teves, l’agent avec So­nia Souid de Rui Al­mei­da. Il pré­pa­rait et ani­mait les séances, à l’image d’un JeanLouis Gas­set avec Laurent Blanc au PSG. » Preuve qu’il ne tire ja­mais la cou­ver­ture à lui, Al­mei­da a te­nu à pré­ci­ser dès son ar­ri­vée qu’il n’avait ja­mais of­fi­cié au­près de son com­pa­triote Leo­nar­do Jar­dim (Mo­na­co, L 1). Contrai­re­ment à ce qui avait cir­cu­lé. Ex­cep­té deux in­té­rims sur le banc de la sélection de Syrie, dont il di­ri­geait l’équipe olym­pique (2010-2012), Rui Al­mei­da n’avait ja­mais été en­traî­neur prin­ci­pal de club avant le Red Star. Mais il compte bien étof­fer son pal­ma­rès riche de trois titres : cham­pion de D 3 por­tu­gaise 2003, cham­pion de D 2 por­tu­gaise 2004 et cham­pion d’Egypte 2015. A l’image de deux autres ad­joints duP­ro­fes­seur Je­sual­do Fer­rei­ra : Nu­no Es­pi­ri­to San­to (Va­lence) et Jo­sé Gomes (Vi- « Al­mei­da, c’est dix-huit heures de foot par jour », as­sure Es­teves. L’in­té­res­sé est le pre­mier ar­ri­vé et le der­nier par­ti du centre d’en­traî­ne­ment de Saint-Leu. Et le soir de matchs à la TV, ça conti­nue… Il est in­col­lable. Avant même d’ar­ri­ver au Red Star, il connais­sait dé­jà la L 1 et la L 2 fran­çaise, qu’il était ve­nu dé­cou­vrir lors de sa pé­riode d’in­ac­ti­vi­té entre Bra­ga et Za­ma­lek. « Il ne laisse rien au ha­sard. Très exi­geant en­vers les joueurs, il l’est aus­si avec lui-même », pour­suit son agent.

L’en­traî­neur laisse peu de jours de re­pos à ses troupes, im­pose une grosse charge de tra­vail et pro­gramme les dé­cras­sages les len­de­mains de matchs. Ce se­ra même le cas de­main, jour de va­cances, en dé­pit d’un re­tour en bus… de nuit. Au dé­but, des dents ont grin­cé de­vant ce rythme ef­fre­né. Le groupe l’a main­te­nant ac­cep­té « parce que ça marche », confiait ré­cem­ment un cadre de l’équipe. « Il de­mande beau­coup de dis­ci­pline et de ri­gueur. Pour cer­tains, c’est peut-être une sur­prise, pas pour moi. J’ai l’ha­bi­tude de tra- Ce soir (20 heures), stade Gas­tonGé­rard. Ar­bitre : M. Bat­ta. Di­jon : Rey­net - Sou­quet, Var­rault (cap.), Jul­lien, Bam­ba - Amal­fi­ta­no, Gas­tien, Ma­rié, Sam­ma­ri­ta­no - Ta­vares, Thiam. En­tr. : Dall’Oglio. Red Star : Ba­li­jon - Pa­lun, Jean­vier ou Cros, Four­nier, Amieux - Boe-Kane, Da Cruz (cap.) - Bouaz­za, Ma­khed­jouf, Sli­ti - Nga­mu­kol. En­tr. :

Al­mei­da. vailler dans ces condi­tions car j’ai beau­coup joué à l’étran­ger », confie l’at­ta­quant Ana­tole Nga­mu­kol, pas­sé par l’Espagne et la Suisse. Et quand on de­mande au coach les clés de la réus­site, les mêmes mots re­viennent : « tra­vail, ri­gueur et am­bi­tion des joueurs à chaque match et chaque en­traî­ne­ment… »

Plus qu’un an­cien ad­joint… … qui re­lève les chal­lenges Un bour­reau de tra­vail Un au­to­di­dacte ou­vert sur le monde

Il a quit­té Le Caire et le quar­tier de Za­ma­lek qu’il ado­rait pour s’éta­blir à Mai­sonsLaf­fitte, tout au nord de Pa­ris, avec sa femme et sa fille. D’une ca­pi­tale à l’autre, le na­tif de Lis­bonne a peu de temps pour le tou­risme. « J’aime beau­coup Pa­ris mais avec seule­ment un jour ( de re­pos) par se­maine, ce n’est pas beau­coup pour vi­si­ter. » « In­tel­lec­tuel­le­ment, c’est quel­qu’un de très culti­vé, confie So­nia Souid. Il est ou­vert et s’in­té­resse à beau­coup de choses. Le fait qu’il parle au­tant de langues le prouve. » Po­ly­glotte maî­tri­sant l’an­glais, le fran­çais, l’ita­lien et l’arabe, le coach pro­gresse dans la langue de Mo­lière. « Il ap­prend seul et il adore ça », ré­vèle Es­teves.

S’il garde une dis­tance avec ses joueurs, pour qui son bu­reau reste tou­te­fois ou­vert, Rui Al­mei­da est peu dé­mons­tra­tif. « Vous ne le ver­rez ja­mais dan­ser après une vic­toire, sauf peut-être s’il gagne la Ligue des cham­pions… » Pu­dique, il est gê­né quand on l’in­ter­roge sur sa vie pri­vée. Même à l’évo­ca­tion de son frère Pe­dro, pré­pa­ra­teur men­tal de Ben­fi­ca de­puis vingt ans, il se contente d’une phrase la­co­nique : « mon frère a sa car­rière, moi la mienne… »

Star - Lens, af­fiche de la 20e jour­née, a été dé­ca­lé au sa­me­di 9 jan­vier (14 heures) et se­ra dif­fu­sé sur BeIN Sports 1.

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