Quoi de neuf avec Rous­sey ?

Ligue 2.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - MUL­TI­PLEX BEINS­PORTS 2, 20 HEURES Au­ré­lien Mon­ta­roup, mi­lieu de ter­rain cris­to­lien STÉ­PHANE BIAN­CHI

POUR UNE FOIS, le der­nier ar­ri­vé ne se­ra pas le plus dé­pay­sé. Ce soir, pour la ve­nue de Niort à l’oc­ca­sion de la der­nière jour­née de l’an­née 2015, Laurent Rous­sey n’au­ra qu’à pui­ser dans ses sou­ve­nirs pour re­trou­ver ses marques sur ce banc de Du­vau­chelle qu’il a fré­quen­té, quinze ans plus tôt, d’oc­tobre 2000 à mars 2001, sous la pré­si­dence d’Alain Af­fle­lou. Mais pour tous les joueurs de Cré­teil, la plu­part de ses di­ri­geants et une par­tie du pu­blic, le pre­mier match de l’an­cien phé­no­mène de Saint-Etienne (53 ans) sur le banc val-de-mar­nais se­ra, à l’in­verse, frap­pé du sceau de l’in­con­nu.

Nul ne sait, en ef­fet, com­ment le suc­ces­seur de Thier­ry Fro­ger, dé­bar­qué, va s’y prendre pour in­ter­rompre la spi­rale in­fer­nale de 8 dé­faites concé­dées lors des 10 der­niers matchs toutes com­pé­ti­tions confon­dues. Ni s’il dé­tient la for­mule pour re­nouer avec le suc­cès qui se fait at­tendre de­puis le 25 sep­tembre à do­mi­cile (2-1 face au Havre).

Seule cer­ti­tude, de­puis qu’il a pris la di­rec­tion des opé­ra­tions, lun­di ma­tin, le nou­veau ve­nu semble, comme sou­vent dans pa­reille si­tua­tion, avoir ap­por­té un vent de fraî­cheur dans un ef­fec­tif ron­gé par le doute. « C’est comme si une nou­velle sai­son avait com­men­cé cette se­maine, glisse le dé­fen­seur Ch­ris­tophe Hé­rellle. En cou­lisses, il y a eu un choc psy­cho­lo­gique et, sur le ter­rain, toutes les cartes ont été re­dis­tri­buées. Du coup, tout le monde veut se mon­trer, se sur­pas­ser. On voit même des gestes que cer­tains ne fai­saient plus avant… » « Il y a dé­jà une vraie dif­fé­rence dans la com­mu­ni­ca­tion avec les joueurs, ex­plique Au­ré­lien Mon­ta­roup qui n’était pas très en phase avec Fro­ger. Le coach est le chef d’or­chestre, ce­lui qui donne le tem­po et fait en sorte d’im­pli­quer ses joueurs dans le pro­jet. Lui amène sa patte, com­mu­nique et ap­porte une touche tech­nique, tout en nous fai­sant bos­ser la base, les fon­da­men­taux. Ça va nous faire du bien. Mais ce n’est qu’avec le temps qu’on ver­ra si ça fonc­tionne. »

Ins­tal­lé en tri­bune, en ob­ser­va­teur, ven­dre­di lors du re­vers à Ajac­cio (3-0), Rous­sey ten­te­ra de po­ser sa griffe, ce soir, sur le der­nier match al­ler. Celle d’un coach à vo­ca­tion of­fen­sive que les at­ta­quants comme Fa­ne­va An­driat­si­ma ont re­li­gieu­se­ment écou­té lors­qu’il « cor­ri­geait tous les pe­tits dé­tails pour nous faire pro­gres­ser » lors de la pre­mière séance spé­ci­fique dé­li­vrée cette se­maine. Celle d’un en­traî­neur tac­tique, aus­si, qui a tes­té trois sché­mas de jeu dif­fé­rents dans la se­maine (4-3-3, 4-2-3-1 et 3-5-2). Face à Niort, ce pour­rait être dans la der­nière des trois confi­gu­ra­tions qu’il (re)fe­ra ses dé­buts of­fi­ciels sur le banc cris­to­lien. « Avec, as­sure-t-il, un seul et unique fil conduc­teur : ga­gner ! »

« Il y a dé­jà une vraie dif­fé­rence dans la com­mu­ni­ca­tion

avec les joueurs »

(LP/Icon Sport/An­tho­ny Di­bon.)

Stade Du­vau­chelle (Cré­teil), mar­di. Laurent Rous­sey, nou­veau coach de Cré­teil, a eu une se­maine pour im­po­ser sa patte sur le jeu des Cris­to­liens. Les pre­miers résultats sont at­ten­dus ce soir face à Niort.

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