« Fier » des dé­buts de son fils au Parc n

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - S.B.

Le ha­sard fait par­fois bien les choses. Une se­maine pile poil après sa si­gna­ture en fa­veur de Cré­teil, Laurent Rous­sey a vu son fils Hu­go (18 ans), sta­giaire pro de pre­mière an­née à l’AS Saint-Etienne, faire ses grands dé­buts pro­fes­sion­nels lors du 8e de fi­nale de Coupe de France contre le PSG au Parc des Princes, mer­cre­di soir. « Je ne pou­vais pas ra­ter ça, sou­rit son pa­ter­nel de coach. D’au­tant qu’il m’avait mis une in­vi­ta­tion de cô­té. » Si les joueurs de Ch­ris­tophe Gal­tier n’ont pas créé l’ex­ploit (dé­faite 1-0), Rous­sey a néan­moins eu le plai­sir de voir son at­ta­quant de fils jouer un peu plus de trente mi­nutes « dans le plus beau stade de France et face à une des meilleures équipes d’Eu­rope. » « Il s’est bien dé­mar­qué, a fait de bons ap­pels, juge l’an­cienne pé­pite des Verts. Mais il a joué face à la crème des dé­fen­seurs et je pense qu’il avait un peu fait son match avant le coup d’en­voi. » En dé­pit de sa fibre pa­ter­nelle, Laurent Rous­sey n’en reste pas moins un tech­ni­cien aver­ti. « Je suis fier, évi­dem­ment, d’avoir as­sis­té à ses dé­buts, glisse ce­lui qui a long­temps dé­li­vré des séances spé­ci­fiques d’at­ta­quant à son fils en marge de sa for­ma­tion sté­pha­noise. Mais je n’ai pas le même re­gard que des pa­rents qui ne sont pas du sé­rail. Je sais que ce n’est qu’une pre­mière pierre, que le haut ni­veau de­mande beau­coup de tra­vail et d’im­pli­ca­tion. Et lui sait que, mal­gré toutes les louanges qu’il a pu re­ce­voir après le match, mon rôle se­ra sur­tout d’être là pour le ra­me­ner sur terre. »

(LP/Oli­vier Cor­san.)

Parc des Princes (Pa­ris), mer­cre­di. Hu­go Rous­sey a joué face au PSG de Thia­go Sil­va, sous les yeux de son père Laurent, coach de Cré­teil.

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