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L’en­seigne pré­sente dans les vingt ar­ron­dis­se­ments

Le Parisien (Paris) - - PARIS - PH.B. PHI­LIPPE BAVEREL

Mo­no­prix (fi­liale de Ca­si­no) compte 157 points de vente dans la ca­pi­tale. A la soixan­taine de su­per­mar­chés re­cen­sés à Pa­ris in­tra-mu­ros (sur un to­tal de 315 en France), il faut ajou­ter 50 ma­ga­sins Na­tu­ra­lia (épi­ce­ries bio ra­che­tées par Mo­no­prix en 2008) et une cin­quan­taine d’en­seignes de proxi­mi­té, ré­par­ties entre les su­pé­rettes Mo­nop’, Mo­nop’ Beau­ty (pro­duits de beau­té) et Mo­nop’ Dai­ly (res­tau­ra­tion lé­gère). En pleine ex­pan­sion, le groupe sté­pha­nois inau­gu­re­ra « fin dé­cembre » un Mo­no­prix ave­nue de Choi­sy (XIIIe) en at­ten­dant le Mo­no­prix du Fo­rum des Halles (Ier) qui doit ou­vrir sur 4 000 m2 « fin 2016-dé­but 2017 ». re de ce ré­amé­na­ge­ment. Les clients éprou­ve­ront-ils l’en­vie de s’of­frir un pe­tit noir tout en fai­sant leurs courses ? « Les gens aiment flâ­ner dans nos ma­ga­sins. Dé­sor­mais, ils pour­ront pas­ser un coup de fil en pre­nant un ca­fé », ré­pond-on à la di­rec­tion de l’en­seigne où l’on re­con­naît que « cette ex­pé­rience avec la mul­ti­na­tio­nale amé­ri­caine est aus­si tes­tée à Lyon (NDLR : Rhône) ».

Ha­bi­tuée de ce su­per­mar­ché, Hé­lène, tout en se fé­li­ci­tant de « la fin des tra­vaux dif­fi­ciles à sup­por­ter », le dit tout net : « Moi, je viens pour faire mes courses. Star­bucks, ça ne m’in­té­resse pas ! » Le stand Mon­ceau ne la sé­duit pas da­van­tage : « Je conti­nue­rai à ache­ter mes fleurs au mar­ché. »

Au rayon épi­ce­rie et pro­duits d’en­tre­tien, rien de bien nou­veau. A la cré­me­rie, les yaourts sont dé­sor­mais pla­cés dans des ar­moires ré­fri­gé­rées. Quant à l’ad­di­tion, « c’est tou­jours aus­si cher », dé­plore une re­trai­tée. C’est la dette, en 2014, de la Ville de Pa­ris. Pour la pre­mière fois de son his­toire, la barre sym­bo­lique des 4 Mds€ est dé­pas­sée (soit une hausse du mon­tant de la dette de 12,6 % par rap­port à 2013). Ce chiffre est deux fois su­pé­rieur à ce­lui de Mar­seille (Bouches-duR­hône). Tou­te­fois, la ca­pa­ci­té de dé­sen­det­te­ment de la Ville est de 9,1 an­nées. Un chiffre bas qui té­moigne des ca­pa­ci­tés fi­nan­cières de la mai­rie. Une si­tua­tion fa­vo­rable ré­gu­liè­re­ment sou­li­gnée par les agences de no­ta­tion comme Stan­dard & Poor’s. De­puis l’an 2000, la dette a pro­gres­sé de 199,5 %.

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