Dès jan­vier les dé­cla­ra­tions d’in­té­rêts des élus se­ront consul­tables

Le Parisien (Paris) - - PARIS - M.-A.G. NACIM CHIKH

n Cette fois, le compte est bon. Les 163 conseillers de Pa­ris ont tous rem­pli leurs dé­cla­ra­tions d’in­té­rêts. Ils s’y étaient en­ga­gés à l’au­tomne en adop­tant à l’una­ni­mi­té un code de dé­on­to­lo­gie des­ti­né à ins­tau­rer plus de « trans­pa­rence ». Les élus avaient jus­qu’à l’été der­nier pour rem­plir les do­cu­ments qu’une com­mis­sion de dé­on­to­logues nom­mée par la maire (PS) de Pa­ris, Anne Hi­dal­go, est char­gée d’éplu­cher. Cet au­tomne en­core, une poi­gnée d’élus de droite et du centre n’avaient tou­jours pas en­voyé leurs dé­cla­ra­tions d’in­té­rêts, do­cu­ment qui sti­pule les ac­ti­vi­tés pro­fes­sion­nelles, la par­ti­ci­pa­tion aux or­ganes di­ri­geants d’un or­ga­nisme pri­vé ou pu­blic ou en­core la par­ti­ci­pa­tion fi­nan­cière dans le ca­pi­tal d’une so­cié­té. Au­jourd’hui, ils se sont donc fi­na­le­ment tous pliés à l’exer­cice.

Pour ce qui est des dé­cla­ra­tions de pa­tri­moine (adresse, si­tua­tion fa­mi­liale, biens im­mo­bi­liers, nu­mé­ros de comptes ban­caires…), seuls 93 conseillers avaient ré­pon­du fin no­vembre aux ques­tions et seule­ment 60 ac­cep­taient de les rendre pu­bliques. Les do­cu­ments de­vraient être consul­tables dès le dé­but du mois de jan­vier sur le site In­ter­net de la mai­rie : www.pa­ris.fr. APRÈS TROIS AN­NÉES de crise, où les ache­teurs se fai­saient rares et les biens dis­po­nibles s’ac­cu­mu­laient, une étude du site lux-re­si­dence.com et de la banque Cold­well Ban­ker montre que le mar­ché de l’im­mo­bi­lier de pres­tige a réus­si à in­ver­ser la ten­dance en 2015. Une éclair­cie, grâce no­tam­ment à Pa­ris, où les ventes ont ex­plo­sé. « Nos ventes ont aug­men­té de 157 % dans la ca­pi­tale sur le pre­mier se­mestre par rap­port à la même pé­riode en 2014 », se ré­jouit Laurent De­meure, pré­sident de Cold­well Ban­ker France. Une ten­dance qui s’ex­plique par le change- ment des at­tentes des ache­teurs. Si la Côte d’Azur et les pay­sages ma­rins avaient les fa­veurs de 42 % des plus for­tu­nés l’an­née der­nière, ils ne sont plus que 24 % à vou­loir ache­ter dans ces ré­gions. Dans cette clien­tèle à hauts re­ve­nus, ils sont main­te­nant 26 % à cher­cher un bien dans la ca­pi­tale, soit une hausse de 11 points par rap­port à 2014.

Comme pour l’im­mo­bi­lier clas­sique, ache­teurs et ven­deurs du mar­ché du luxe com­mencent à trou­ver un ter­rain d’en­tente. 51 % des ac­qué­reurs in­ter­ro­gés jugent que c’est le bon mo­ment pour faire abou­tir leurs pro­jets, même si 54 % d’entre eux es­timent que les prix ne sont tou­jours pas réa­listes. Mais 59 % des ac­teurs du mar­ché res­tent per­sua­dés que les prix vont conti­nuer à bais­ser dans les six pro­chains mois. Cette baisse est l’une des rai­sons du re­tour des in­ves­tis- seurs non-ré­si­dents, sou­vent étran­gers, qui gardent en tête le po­ten­tiel de re­vente de leurs biens, même si l’en­ca­dre­ment des loyers pa­ri­siens de­puis le mois d’août a mis un coup d’ar­rêt à l’in­ves­tis­se­ment lo­ca­tif. L’autre ques­tion sans ré­ponse concerne les ré­per­cus­sions, ou non, sur les ventes de ces biens, du sou­hait de la Ville de Pa­ris d’aug­men­ter de 100 % la taxe sur les ré­si­dences se­con­daires.

Cette en­quête a été bou­clée juste après les at­ten­tats du 13 no­vembre. Mais les évé­ne­ments de Pa­ris et de Saint-De­nis n’ont eu une in­ci­dence que pour 21 % des ache­teurs. « Tous les ren­dez-vous pré­vus en no­vembre et en dé­cembre par des ache­teurs non-ré­si­dents ont été re­por­tés à mars, mais au­cune né­go­cia­tion en cours n’a été an­nu­lée », conclut Laurent De­meure.

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