Etre en couple sans vivre en­semble, une bonne idée ?

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR -

Em­ma As­nard

conseillère voyages Pois­sy (78) « Ce­la ne me choque pas sur le prin­cipe. Les gens font ce qu’ils veulent. C’est éga­le­ment une ma­nière de vivre. On peut alors s’of­frir peut-être plus ai­sé­ment du bon­heur, en se voyant par in­ter­mit­tence. Mais, au­jourd’hui, lors­qu’on se met en mé­nage, n’est-il pas plus simple de vivre à deux sous le même toit ? A moins que les gens aient vrai­ment peur de s’en­ga­ger du­ra­ble­ment. »

Fran­çois Cu­ran

étu­diant As­nières-sur-Seine (92) « Pour­quoi pas ? C’est un mode de vie ten­dance. Ce­la peut avoir des avan­tages de vivre dans deux en­droits dif­fé­rents. Cer­tains ont peur d’af­fron­ter la vie quo­ti­dienne, et ce­la peut être un frein rédhi­bi­toire à leur vie à deux. Ce­la peut s’ex­pli­quer par des rai­sons budgétaires, aus­si. Et puis, si on n’ha­bite pas la même mai­son, c’est aus­si plus fa­cile de rompre. »

Anaïs Gres­ser

in­fo­gra­phiste Metz (57) « Ça m’étonne un peu quand même. Ça si­gni­fie que les hommes et les femmes ont be­soin d’une cer­taine li­ber­té pour évo­luer dans notre so­cié­té. Je crois quand même que c’est plus fa­cile d’être ma­rié et de vivre sous le même toit pour une mul­ti­tude de rai­sons. Si on est bien avec quel­qu’un, je ne com­prends pas cette obli­ga­tion de vivre dans la qua­si-sé­pa­ra­tion. »

Na­dine Lah­rour

re­trai­tée Cler­mont-Fer­rand (63) « Je connais des gens qui sont dans ce cas dans mon en­tou­rage. Ils ont be­soin d’in­dé­pen­dance, parce qu’ils ont connu des pé­ri­pé­ties qui les obligent à ne pas vivre sous le même toit. Ça ne me sur­prend pas. Per­son­nel­le­ment, je pense que c’est plus fa­cile de vivre à deux, au même en­droit. On se sou­tient da­van­tage. »

Mi­chel Agna­man

agent de sécurité Sens (89) « C’est vrai­ment dom­mage d’en ar­ri­ver là, d’être en couple mais en ha­bi­tant dans deux en­droits dif­fé­rents.Pour moi, c’est un échec. Ça ne de­vrait pas exis­ter avec un mi­ni­mum de psy­cho­lo­gie. Je pense que ce­la concerne sur­tout les couples des fa­milles re­com­po­sées. Dans ce cas, il n’y a pas peut-être pas eu de tra­vail de fait en amont pour par­ve­nir à réunir toute la famille dans un même en­droit. »

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