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« Une fo­lie », se­lon Jean-Ma­rie Le Pen

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - V.H.

Chan­ger le nom du FN ? Une hé­ré­sie, pour Jean-Ma­rie Le Pen ! « C’est une fo­lie, ce se­rait sui­ci­daire », s’en­flamme le vieux chef, ex­clu du par­ti fin août. « Plus qu’une faute, ce se­rait un crime », pour­suit-il en s’ins­pi­rant d’une ci­ta­tion de Tal­ley­rand. Et de ci­bler Gil­bert Col­lard et Ro­bert Mé­nard, les deux cadres du Ras­sem­ble­ment Bleu Ma­rine, à l’ori­gine de cette pro­po­si­tion. « On va de­ve­nir quoi ? Le par­ti col­lar­do-mé­na­resque ? Ces deux­là — qui doivent tout au FN — n’ont vrai­ment pas la re­con­nais­sance du ventre. » Jean-Ma­rie Le Pen n’en dé­mord pas : « S’ils font ça, c’est une in­sulte à tous les sa­cri­fices consen­tis de­puis des dé­cen­nies. » Cin­glant, il se de­mande si son FN va de­ve­nir « le par­ti ma­ri­noïde ». Et de pour­suivre : « En même temps, quand on voit que c’est un fonc­tion­naire (NDLR : Florian

qui s’oc­cupe de la com… » Et d’af­fir­mer crâ­ne­ment : « Si la di­rec­tion aban­donne le nom, je le ré­cu­pé­re­rai. J’ai un cer­tain droit

d’an­té­rio­ri­té. » Les grandes puis­sances ont fait adop­ter hier à l’ONU une ré­so­lu­tion ap­pe­lant à un ces­sez-le-feu en Syrie et à des né­go­cia­tions de paix dès le dé­but jan­vier. La ré­so­lu­tion a été adop­tée à l’una­ni­mi­té des quinze membres du Con­seil de sécurité, y com­pris la Rus­sie. Le se­cré­taire gé­né­ral de l’ONU, Ban Ki-moon doit dé­sor­mais « réunir des re­pré­sen­tants du gou­ver­ne­ment sy­rien et de l’op­po­si­tion afin qu’ils en­tament d’ur­gence des né­go­cia­tions for­melles sur un pro­ces­sus de tran­si­tion po­li­tique ». La ré­so­lu­tion re­prend la feuille de route de Vienne (Au­triche) mise au point par les grandes puis­sances. Elle pré­voit un gou­ver­ne­ment de tran­si­tion dans les six mois et des élec­tions dans les dix-huit mois. Le ces­sez-le-feu ne concerne pas le com­bat contre Daech et le front AlNos­ra. Le sort de Ba­char al-As­sad reste un point d’achop­pe­ment. Re­ve­nue en grâce au­près de Ni­co­las Sar­ko­zy, Ra­chi­da Da­ti fait par­tie des per­son­na­li­tés que l’an­cien chef de l’Etat sou­hai­te­rait in­té­grer dans l’or­ga­ni­gramme re­ma­nié des Ré­pu­bli­cains, qui se­ra pré­sen­té mi­jan­vier. Mais l’in­té­res­sée re­fuse pour l’ins­tant toutes les avances du boss : « Ça ne m’in­té­resse pas. Je ne cours pas après les ga­lons », lui a ren­voyé ces der­niers jours l’an­cienne garde des Sceaux, qui dit re­dou­ter d’être pri­vée de sa « li­ber­té de pa­role et de ton » si elle re­joi­gnait l’équipe de di­rec­tion.

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