J’ai tes­té la li­vrai­son Cdis­count en 1 h 30

Le site de vente en ligne Cdis­count lance un ser­vice qui ap­porte ra­pi­de­ment des pro­duits frais à do­mi­cile.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - BÉRANGÈRE LEPETIT

ET SI ALI­MEN­TAIRE EXPRESS pou­vait ré­vo­lu­tion­ner ma vie ? De­puis deux jours, j’ai ap­pris que le e-com­mer­çant Cdis­count s’est ap­puyé sur la cé­lèbre en­seigne Fran­prix (les deux font par­tie du groupe Ca­si­no) pour pro­po­ser une offre de li­vrai­son ali­men­taire à Pa­ris mais aus­si à Neuilly et à Le­val­lois. L’offre est al­lé­chante, le concept simple comme bon­jour, éco­no­mique — 5,90 € la li­vrai­son à par­tir de 25 € d’achat — et éco­lo­gique. Quelques clics et 1 h 30 au maxi­mum plus tard le li­vreur (pié­ton ou cy­cliste) est à ma porte, mes sacs de course à la main. Vrai­ment ? Je dé­clenche le chro­no

mètre. nJe coche « li­vrai- son en 1 h 30 ». Cdis­count tien­drat-il sa pro­messe ? Ré­ponse dans 90 mi­nutes. Mais en at­ten­dant, re­tour sur ma com­mande. Je clique sur le dis­cret on­glet Ali­men­taire Express, si­tué à droite de la page d’ac­cueil de Cdis­count. Me voi­là presque au pa­ra­dis. De­vant moi, sur l’écran, un verre de li­mo­nade me tend les bras avec ce slo­gan : « en 1 h 30 chez vous ! » En plus, il pa­raît que je peux tout ache­ter, fruits et lé­gumes frais com­pris. Pre­mière dé­cep­tion : je ne trouve vrai­ment pas les pro­duits que j’achète d’ha­bi­tude. Au­cun fruit ni lé­gume frais à part de la mâche ou de la sa­lade choux et ca­rotte en sa­chet. Je me ra­bats donc, à contre­coeur, sur ce que je peux. L’es­sen­tiel est là, il faut le re­con­naître. Je rem­plis donc un pe­tit pa­nier. Un pa­quet de ca­fé mou­lu, six bou­teilles d’eau ga­zeuse, du jus d’orange, des oeufs, des yaourts, de la truite fu­mée, etc. To­tal du pa­nier : 41 €. Deuxième dé­cep­tion : je me rends compte que le ser­vice me fac­ture deux fois les frais de li­vrai­son (presque 12 €). Pour la simple et bonne rai­son que mes pro­duits ont été di­vi­sés en deux ca­té­go­ries dés­équi­li­brées ! La pre­mière équipe est vrai- ment succincte, com­po­sée d’un pauvre pack de yaourts et d’une bou­teille d’huile. Est-ce la guerre de deux Fran­prix en­ne­mis dans le quar­tier ? Ou un bug ? Contra­riée, je pour­suis quand même la com­mande. Après deux ten­ta­tives in­fruc­tueuses, le site ac­cepte en­fin mes ré­fé­rences de carte bleue. nLa confir­ma­tion tombe en­fin. Je com­mence à m’im­pa­tien­ter mais le mail ar­rive fi- na­le­ment dans ma boîte. Deux mails plus exac­te­ment. L’un m’in­for­mant que la pre­mière par­tie de ma com­mande est an­nu­lée car elle est in­fé­rieure à 25 € (et pour cause, c’est l’équipe des yaourts !), le deuxième me confir­mant ma com­mande. Je dois en­core cli­quer sur un lien pour choi­sir mon cré­neau de li­vrai­son… « dans les trois pro­chains jours ». nU n grand mo­ment de so­li­tude. Dois-je rire ou pleu­rer ? Suis-je vic­time d’une ca­mé­ra ca­chée ? Je clique et re­clique sur ce fa­meux lien. Je tombe à chaque fois sur une page « Unau­tho­ri­zed » rem­pli d’un faux texte dans une langue sem­blant être du la­tin. n For­cé­ment, un pro­blème tech­nique. Après ex­pli­ca­tions au té­lé­phone avec Cdis­count d’un cô­té et Fran­prix de l’autre, j’ap­prends que j’ai su­bi un double bug et qu’il est « im­por­tant que [je] si­gnale les pro­blèmes ren­con­trés ». J’ai donc es­suyé les plâtres, le ser­vice s’amé­lio­re­ra sans doute et ce soir je fe­rai mes courses avec mes pe­tites jambes. En qua­rante mi­nutes chro­no.

(LP/Jean-Bap­tiste Quen­tin.)

Pa­ris, hier. Le site Cdis­count pro­pose la li­vrai­son de pro­duits frais à Pa­ris, Neuilly et Le­val­lois.

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