« C’est notre week-end de rush »

Du rayon jouets à l’épi­ce­rie en pas­sant par la sécurité, nous avons par­cou­ru les étages des Ga­le­ries La­fayette, à Pa­ris, où l’on at­tend jus­qu’à un de­mi-mil­lion de clients au­jourd’hui et de­main.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - Ar­nault Du­ver­ger, res­pon­sable chez La­fayette Gour­met FLO­RENCE MÉRÉO

« IL FAUT QUE ÇA ROULE », glisse une sa­la­riée des Ga­le­ries La­fayette, en croi­sant les doigts. Et pour cause ! Dans le cé­lèbre ma­ga­sin pa­ri­sien du bou­le­vard Hauss­mann (IXe), ce sont entre 200 000 et 250 000 per­sonnes qui sont at­ten­dues au­jourd’hui, et au­tant de­main. « C’est le gros wee­kend de rush », in­siste Da­vid, le res­pon­sable du rayon jouets, qui s’at­tend dé­jà à user ses chaus­sures dans les 530 m2 de ses al­lées rem­plies de plus de 10 000 ré­fé­rences.

Voi­là plu­sieurs jours que ses ven­deurs se pré­parent à voir dé­bar­quer la foule tant at­ten­due après les at­ten­tats et ses consé­quences : jus­qu’à - 50 % de fré­quen­ta­tion pour l’en­seigne. « Nous sommes prêts à faire au moins quatre à cinq ré­as­sorts par jour, ce qui est as­sez ex­cep­tion­nel. Le reste du temps, nous en fai­sons un le ma­tin et éven­tuel­le­ment un se­cond le soir. Cinq ma- nu­ten­tion­naires ont été em­bau­chés pour s’oc­cu­per de cette lo­gis­tique », re­prend Da­vid. Par­ti­cu­liè­re­ment pri­sés : tous les pro­duits « Star Wars », les pe­tits chiens connec­tés et les jouets en bois. La sur­face de la ré­serve de jouets a été dou­blée en sous-sol, tan­dis qu’un autre rayon, consa­cré à la gamme Dis­ney, a été ou­vert sur près de 450 au qua­trième étage du bâ­ti­ment tout d’or dé­co­ré.

Les deux gros foies gras, c’est « fait » pour Gaëlle, 45 ans, qui tend son sac pour preuve. Il ne lui reste, ce jeu­di, qu’à com­man­der le fro­mage qu’elle va ré­cu­pé­rer ce week-end avant de s’en­vo­ler pour fê­ter Noël à la Réunion. Parce que 74 %* des Fran­çais com­men­ce­ront à rem­plir leur fri­go de fête dès au­jourd’hui, ça s’agite dans les rayons. « On s’as- sure sur­tout que tous les pro­duits frais ar­ri­vant de par­tout en France se­ront bien à l’heure dans le ma­ga­sin. On ne peut pas se per­mettre d’avoir des trous dans les étals », dé­crypte Ar­nault Du­ver­ger, le pa­tron des al­lées gour­mandes où 50 per­sonnes tra­vaillent en ren­fort. « On ré­pond dé­jà à toutes les ques­tions, nous pre­nons les com­mandes », confirme Ni­na, la fro­ma­gère. Ses pro­duits phares res­tent le brie à la truffe, le brillat-sa­va­rin et même le mont-dore qui, mal­gré la mé­téo douce, va at­teindre des som­mets de ventes. Mais si la pro­fes­sion­nelle s’at­tend à un week-end char­gé, ce n’est presque rien par rap­port au 24 dé­cembre, quand elle se­ra à la dé­coupe dès 5 h 30 du ma­tin.

En cou­lisses aus­si, le rush est dans toutes les têtes. Des agents de sécurité bien sûr (lire ci-contre), mais pas seule­ment. « Des jour­nées d’af­fluence comme celles-ci, même le ser­vice in­for­ma­tique est to­ta­le­ment sur le pont. Il faut ré­agir en une mi­nute à toute panne éven­tuelle », ex­plique un res­pon­sable. Des hô­tesses évo­lue­ront aus­si aux quatre coins pour flui­di­fier le tra­fic et des ren­forts pour les em­bal­lages des ca­deaux sont pré­vus.

Quant aux clients, cha­cun son « truc » pour évi­ter que la séance shop­ping se trans­forme en cau­che­mar. Ca­mille a adop­té l’équi­pe­ment bas­kets-vê­te­ments confor­tables. Lu­do­vic, 37 ans, a op­té pour des courses ma­ti­nales. Bon à sa­voir, la pé­riode de pointe, c’est entre 15 heures et 18 heures…

« On ne peut pas se per­mettre d’avoir des trous dans les étals »

* Se­lon une étude du ca­bi­net De­loitte réa­li­sée dé­but dé­cembre.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.