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Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - F.L.

Il a per­du ses deux pa­rents lors de cet ac­ci­dent. Thier­ry Gomes a mal­gré tout su trou­ver la force de créer et pré­si­der l’as­so­cia­tion des vic­times de la ca­tas­trophe fer­ro­viaire de Bré­ti­gny-sur-Orge. « C’est en­core dif­fi­cile à vivre pour beau­coup d’entre nous », re­con­naî­til. D’em­blée, il tient à mettre en avant l’avan­cée de nom­breux dos­siers, mais sans ou­blier le res­sen­ti des bles­sés. « Lors des ex­per­tises mé­di­cales, pour dé­ter­mi­ner le trouble su­bi, le mé­de­cin est obli­gé de de­man­der dans quel état se trou­vait la per­sonne avant ce drame, com­mente-t-il. Et dans ce cas, on ne sent pas le cô­té amiable de cette pro­cé­dure. Il y a par­fois un manque de sen­si­bi­li­té des pro­fes­sion­nels. » Néan­moins, Thier­ry Gomes dit se sen­tir « écou­té par l’Etat ». « La pro­vi­sion qui est ver­sée est im­por­tante pour beau­coup, car la pro­cé­dure est longue, souffle-t-il. Mais cer­tains ont ac­cep­té l’offre de dé­dom­ma­ge­ment parce qu’ils n’en peuvent plus. Epui­sés par le par­cours ad­mi­nis­tra­tif et les ex­per­tises. Ils n’avaient plus la force de conti­nuer. »

Quelques élé­ments de ré­ponse

Mais lui, comme d’autres, a re­fu­sé tout ac­cord fi­nan­cier : « L’ar­gent, ce n’est rien par rap­port à ce qu’on vit. J’at­tends la ré­ponse ju­di­ciaire d’abord. Car ce qui m’im­porte le plus, c’est de com­prendre ce qu’il s’est pas­sé, pour que ce­la ne se re­pro­duise plus. » En sep­tembre 2015, le rap­port d’en­quête tech­nique a li­vré quelques élé­ments de ré­ponse. « Je l’ai lu, je suis en co­lère, car les alertes in­ternes et ex­ternes sur les pro­blèmes de main­te­nance n’ont pas été prises en compte par la SNCF, es­time-t-il. Il y a eu des dé­rives. »

VI­DÉO

le­pa­ri­sien.fr De 10 000 € à 50 000 € pour les vic­times

Thier­ry Gomes dit at­tendre «la ré­ponse ju­di­ciaire d’abord».

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