Traî­née sur 2 km par une voi­ture

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - Nantes (Loire-At­lan­tique) De notre cor­res­pon­dant PIERRE-BAP­TISTE VANZINI

LA FEMME traî­née sur près de 2 km par une voi­ture jeu­di après-mi­di à Nantes, et qui lutte de­puis contre la mort, a en­fin pu être iden­ti­fiée hier. La sû­re­té dé­par­te­men­tale, char­gée de l’en­quête, n’a pas sou­hai­té don­ner d’autres in­di­ca­tions après le cal­vaire qu’a su­bi cette femme au­jourd’hui hos­pi­ta­li­sée dans un état cri­tique au CHU de Nantes. Des té­moins ont pu fil­mer presque l’in­té­gra­li­té de la scène.

Il était en­vi­ron 16 h 20 quand la scène d’une vio­lence ahu­ris­sante s’est dé­rou­lée en plein centre de Nantes. Une dis­pute éclate entre le conduc­teur d’une Ford et sa pas­sa­gère. Il la frappe à plu­sieurs re­prises à coups de poing. La pas­sa­gère se re­trouve en de­hors du vé­hi­cule. A-telle vou­lu fuir ou s’est-elle fait éjec­ter par le conduc­teur ? Im­pos­sible pour l’heure de le sa­voir.

L’iden­ti­té du conduc­teur in­con­nue

A ce mo­ment, elle se re­trouve to­ta­le­ment en­tra­vée par sa cein­ture de sécurité. La por­tière se re­ferme et le conduc­teur dé­marre et ac­cé­lère vi­ve­ment. Sait-il que sa pas­sa­gère est ac­cro­chée ? « Tout le monde se pose cette ques­tion », sou­pi­rait-on hier soir à l’hô­tel de po­lice de Nantes. Rien dans la vi­déo tour­née par un té­moin avec son té­lé­phone por­table, et qui a été im­mé­dia­te­ment re­mise à la po­lice, ne semble don­ner d’in­dices sur ce point pré­cis.

Pen­dant ce par­cours tra­gique qui va me­ner la vic­time des bords de Loire jus­qu’à la rue de Val­my, tout près de l’en­trée de la ci­té des congrès et des lo­caux de Nantes Mé­tro­pole, la vic­time va être traî­née le long du vé­hi­cule sans ja­mais par­ve­nir à se dé­ta­cher. C’est fi­na­le­ment dans une courbe, après pré­ci­sé­ment 1,9 km de souf­france, que la cein­ture va cé­der. « J’ai vu beau­coup de monde, les pom­piers, le Samu, la po­lice. Toute la rue était blo­quée. J’ai pen­sé à un ac­ci­dent de la cir­cu­la­tion, mais ja­mais je n’au­rais ima­gi- né qu’une telle chose ar­rive en plein centre-ville », souffle une voi­sine.

Hier soir, les en­quê­teurs étaient en­core face à de nom­breuses in­con­nues. Le vé­hi­cule a été iden­ti­fié, mais les fi­chiers ren­voient sur l’an­cien pro­prié­taire. Se pose aus­si la ques­tion de la pré­sence dans la Ford d’une troi­sième per­sonne qui au­rait as­sis­té à toute la scène sans in­ter­ve­nir. Là en­core, même avec l’aide de la vi­déo, im­pos­sible de le cer­ti­fier : les ap­puie-tête dis­si­mulent cette éven­tuelle autre per­sonne. En­fin, mal­gré l’ap­pel à té­moins et les re­cherches lan­cées très vite, la po­lice es­sayait tou­jours hier soir d’iden­ti­fier le conduc­teur fou. nLE CHEF ÉTOI­LÉ Marc Vey­rat a été condam­né hier à 100 000 € d’amende pour des in­frac­tions au Code de l’en­vi­ron­ne­ment et au Code fo­res­tier sur le site de son res­tau­rant à Ma­ni­god (Hau­te­Sa­voie). Le cui­si­nier de la COP21 a dé­fri­ché 7 000 m2 de bois et de fo­rêt sans au­to­ri­sa­tion et a por­té at­teinte à des zones hu­mides sur une sur­face de plus de 10 000 m2. nL’IMAM MO­HA­MED KHAT­TA­BI, pla­cé en garde à vue jeu­di et dé­fé­ré hier, se­ra convo­qué de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel le 3 fé­vrier pour des fraudes pré­su­mées. La femme de cet imam de Mont­pel­lier (Hé­rault) est pour­sui­vie pour avoir « per­çu in­dû­ment une al­lo­ca­tion dite de sou­tien fa­mi­lial et une aide per­son­na­li­sée au lo­ge­ment ». Il est re­pro­ché à Mo­ha­med Khat­ta­bi le « re­cel » de ces sommes re­pré­sen­tant un pré­ju­dice de quelque 20 000 € pour la CAF.

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