Guus Hid­dink dans les pas de Mou­rin­ho

Angleterre.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Londres (Royaume-Uni) De notre cor­res­pon­dant Ray Wil­kins, an­cien du PSG et de Chel­sea JU­LIEN LAU­RENS

GUUS HID­DINK, l’en­traî­neur néer­lan­dais de 69 ans, se­ra-t-il sur le banc de Chel­sea cet après-mi­di pour la ren­contre face à Sun­der­land ? C’est bien pos­sible. L’an­cien sé­lec­tion­neur des Pays-Bas est ar­ri­vé hier ma­tin à Londres pour en­ta­mer des né­go­cia­tions avec le club.

« Je veux avoir un bon aper­çu de la si­tua­tion avant de prendre une dé­ci­sion, a confié Hid­dink au quo­ti­dien néer­lan­dais De Te­le­graaf. Je veux avoir au­tant d’in­for­ma­tions que pos­sible. Chel­sea est en mau­vaise pos­ture et il y a des rai­sons à ce­la. Que j’as­siste ou non à leur pro­chain match, ce­la dé­pend d’abord de notre pre­mière conver­sa­tion. En­suite, je dé­ci­de­rai si je dois res­ter plus long­temps à Londres. »

Chel­sea est un club qu’il connaît bien puis­qu’il y a dé­jà ef­fec­tué un in­té­rim de fé­vrier à mai 2009, en rem­pla­ce­ment de Luiz Fe­lipe Sco­la­ri. Ce cha­pitre de sa car­rière avec les Blues s’est conclu sur un ex­cep­tion­nel suc­cès : une seule dé­faite en 22 ren­contres toutes com­pé­ti­tions confon­dues, pour 73 % de vic­toires, la Coupe d’Angleterre, une 3e place en Pre­mier League et une dé­faite en de­mi-fi­nale de la Ligue des cham­pions contre le Bar­ça de Guar­dio­la.

Pour Ray Wil­kins, an­cien joueur de Chel­sea et du PSG et an­cien en­traî­neur des Blues, Hid­dink est l’homme de la si­tua­tion. « Pour l’in­té­rim jus­qu’en fin de sai­son, il n’y a pas mieux que lui. Guus est le meilleur me­neur d’hommes que j’aie vu dans ma car­rière. Il a une fa­çon de contrô­ler ses joueurs, de ti­rer le meilleur de cha­cun et de les faire jouer en­semble. Son an­glais est ex­cellent. Sa men­ta­li­té est très an­glaise éga­le­ment : il aime que ses équipes jouent avec de l’agres­si­vi­té, que ses joueurs s’en­traînent dur, mais il aime aus­si ri­go­ler », ex­plique Wil­kins.

Même si, de­puis son pas­sage à Stam­ford Bridge, Hid­dink n’a ob­te­nu au­cun ré­sul­tat avec la Rus­sie, la Tur­quie, l’An­ji Ma­khat­ch­ka­la ou les Pays-Bas, sa cote reste éle­vée. En at­ten­dant, pour le match cru­cial contre Sun­der­land avec le spectre d’une place re­lé­gable en cas de dé­faite, les joueurs se sont pré­pa­rés sans Jo­sé Mou­rin­ho mais avec Roman Abra­mo­vich, le milliar­daire russe pro­prié­taire du club, qui a pas­sé la ma­ti­née au centre d’en­traî­ne­ment. Preuve que la si­tua­tion est grave.

« Pour l’in­té­rim, il n’y a pas mieux que lui »

VI­DÉO

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