Lau­ra Laune,

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS ET SPECTACLES - CA­THE­RINE BALLE

C’EST L’HIS­TOIRE d’une belle blonde aux che­veux bien pei­gnés qui, dans sa robe rouge et ses bas­kets paille­tées, di­sait beau­coup d’hor­reurs. Dans « Le diable est une gen­tille pe­tite fille », à l’Apol­lo à Pa­ris, Lau­ra Laune joue les go­diches, mais va très loin dans le trash. Cette Belge de 29 ans, dont c’est le pre­mier one-wo­man-show en France, in­carne d’abord une en­sei­gnante qui trouve ses élèves « ex­ces­si­ve­ment cons ». « Un jour, l’un d’eux s’est fait ren­ver­ser par une voi­ture, alors… On m’a re­ti­ré mon per­mis, lâche-t-elle. Il n’avait pas re­gar­dé avant de tra­ver­ser le ter­rain de basket. »

Hu­mour noir et pro­vo­ca­tion

Comme son co­au­teur Jé­ré­my Fer­ra­ri, l’hu­mo­riste s’aven­ture par­fois sur le ter­rain re­li­gieux. Elle ex­pose ain­si la « dif­fé­rence entre le ca­tho­li­cisme et l’is­lam » : « Dans le ca­tho­li­cisme, quand la fu­mée blanche est sor­tie d’une tour, ça veut dire qu’un nou­veau pé­do­phile a été élu. Dans l’is­lam, ça veut juste dire que l’avion est bien ar­ri­vé. »

L’hu­mour noir vire par­fois à la pro­vo­ca­tion, mais le texte est per­cu­tant et sou­vent hi­la­rant. Comme lorsque Lau­ra Laune ex­plique que « l’avor­te­ment, c’est un su­jet dé­li­cat, sur­tout quand on a des en­fants : c’est tou­jours dou­lou­reux de se re­mé­mo­rer une op­por­tu­ni­té à cô­té de la­quelle on est pas­sé. » Ou quand la pe­tite Na­dine, de « L’Ecole des fans », ra­conte qu’elle est al­lée « avec sa mère à la messe, puis à la ma­nif contre les pé­dés ». Et chante, sur l’air de « Toi + moi » de Gré­goire : « Les arcs-en-ciel sont des dra­peaux de la paix/Que Dieu dé­ploie pour nous dire qu’il est gay. » Une ré­vé­la­tion.

Les mar­dis et mer­cre­dis à 20 heures à l’Apol­lo (Pa­ris XIe). Ta­rif : 17,50 €. Ré­ser­va­tions sur www.apol­lo­theatre.fr

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