Le sep­tième ciel, c’est pas ga­gné !

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - CH­RIS­TINE MATEUS

C’EST UN CO­CO­RI­CO contrit, voire pe­naud, qui est pous­sé en cette Jour­née mon­diale de l’or­gasme. Com­ment la France, pays de la ro­mance où « les Liai­sons dan­ge­reuses » sont au pro­gramme des ly­cées, se re­trouve-t-elle der­nière dans la course au sep­tième ciel ? Le constat est amer : les femmes du royaume du french kiss sont celles qui ont le plus de mal à at­teindre le plai­sir. C’est ce que ré­vèle une grande en­quête* de l’Ifop com­man­dée par le site de web­cam CAM4.fr.

L’étude, réa­li­sée au­près de 8 000 femmes vi­vant dans les prin­ci­paux pays d’Eu­rope (France, Espagne, Ita­lie, Royaume-Uni, Al­le­magne, Pays-Bas) et en Amé­rique du Nord (Etats-Unis, Ca­na­da), consti­tue, de fait, une ré­fé­rence sur un su­jet peu abor­dé dans les études in­ter­na­tio­nales sur la sexua­li­té. Deux pour­cen­tages d’abord pour bros­ser ce ta­bleau peu re­lui­sant, qui donne en­vie de dé­mé­na­ger : 25 % des Fran­çaises n’ont pas eu d’or­gasme lors de leur der­nier rap­port sexuel. Une pro­por­tion re­cord en Eu­rope, presque deux fois plus éle­vée par exemple que chez les Néer­lan­daises (15 %) ; par ailleurs, 31 % des Fran­çaises si­mulent « as­sez ré­gu­liè­re­ment » l’or­gasme avec leur par­te­naire — très mas­si­ve­ment mas­cu­lin —, soit le ni­veau le plus éle­vé ob­ser­vé en Eu­rope de l’Ouest et en Amé­rique du Nord. Pour cou­ron­ner le tout, 49 % des Fran­çaises ad­mettent avoir « as­sez ré­gu­liè­re­ment » des dif­fi­cul­tés à at­teindre l’or­gasme, soit le taux le plus im­por­tant des pays son­dés.

8 % n’ont ja­mais connu l’or­gasme

A l’ex­cep­tion du Ca­na­da, c’est d’ailleurs en France que la part de la po­pu­la­tion fé­mi­nine n’ayant ja­mais connu la jouis­sance est la plus éle­vée : 8 %, alors qu’elles ne sont que 3 % en Al­le­magne et aux Pays­Bas et 5 % en Ita­lie et en Espagne. Alors, Mi­chel Sar­dou a beau s’épou­mo­ner de­vant un mi­cro : « Je vais t’ai­mer à faire flam­ber des en­fers dans tes yeux », les Fran­çaises ré­torquent : « Cause tou­jours! ».

Une des pistes d’ex­pli­ca­tion sou­le­vées par cette étude est une sexua­li­té de couple trop « phal­lo­cen­trée » en France. En ef­fet, il semble que, en de­hors de la pé­né­tra­tion va­gi­nale stric­to sen­su point de sa­lut. En ef­fet, c’est chez nous que cette pra­tique est la plus fré­quente : 82 % des Fran­çaises l’adoptent « sou­vent », bien plus que dans les pays an­glo-saxons (60 % au Royaume-Uni, 64 % au Ca­na­da, 70 % aux Etats-Unis) mais aus­si dans les pays de culture la­tine (72 % en Ita­lie, 74 % en Espagne) ou ger­ma­niques (74 % en Al­le­magne, 73 % en Hol­lande). Or, à part les Al­le­mandes, c’est par­mi les Fran­çaises que l’on compte le moins de femmes qui at­teignent ai­sé­ment l’or­gasme de la sorte : seules 26 %.

Les femmes hé­si­te­raient-elles à dire ce qui leur fait vrai­ment plai­sir ? Ma­ni­fes­te­ment, oui : se­lon l’étude, elles sont 77 % à at­teindre l’or­gasme « as­sez fa­ci­le­ment » lorsque cette pé­né­tra­tion va­gi­nale est ac­com­pa­gnée d’une sti­mu­la­tion cli­to­ri­dienne, mais seule une sur trois dé­clare mettre en pra­tique cette méthode. * Etude me­née du 3 au 12 no­vembre avec un ques­tion­naire en ligne au­près de 8 061 femmes âgées de 18 à 69 ans.

En bref

% DES PA­RENTS NE SAVENT PAS INS­TAL­LER un siège au­to. C’est le constat d’une étude me­née par l’Ore­gon Health and Science University au­près de 291 jeunes pa­rents amé­ri­cains. Par ailleurs, se­lon cette en­quête, 91 % des usa­gers font au moins une er­reur ju­gée « dan­ge­reuse » et qui pour­rait être fa­tale à l’en­fant. Les plus fré­quentes : des sangles trop lâches, une in­cli­nai­son du siège trop faible ou trop éle­vée ou des at­taches mal fixées au ni­veau de la poitrine du bam­bin. nSCOTT KEL­LY ET TIM KO­PRA, DEUX AS­TRO­NAUTES de la Nasa qui se trouvent à bord de la Sta­tion spa­tiale in­ter­na­tio­nale (ISS) vont sor­tir dans l’es­pace pour ef­fec­tuer une ré­pa­ra­tion sur le cha­riot de trans­port mo­bile uti­li­sé pour po­si­tion­ner le bras de la sta­tion. Ce bras est uti­li­sé pour agrip­per les vais­seaux-car­gos spa­tiaux en­voyés vers la sta­tion. Les as­tro­nautes flot­te­ront en ape­san­teur au­tour de l’ISS pour dé­pla­cer le cha­riot afin qu’un vais­seau-car­go russe puisse s’y amar­rer mer­cre­di.

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