Un mo­tard au com­por­te­ment dé­con­cer­tant

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - J.-M.D.

PEN­DANT deux ans et de­mi, les gen­darmes ont re­cher­ché le mys­té­rieux mo­tard vu par deux agents de l’Of­fice na­tio­nal des fo­rêts (ONF) ce 5 sep­tembre 2012 sur un che­min fo­res­tier au-des­sus du par­king du Mar­ti­net. Il a fi­na­le­ment été iden­ti­fié fin 2014 par l’ex­ploi­ta­tion de tous les té­lé­phones qui ont été re­pé­rés ou qui ont bor­né ce jour-là dans la ré­gion. « Mais sur­tout par les images vi­déo ré­col­tées là aus­si dans toute la ré­gion », confie une source proche de l’en­quête. A l’ins­tant T de la tue­rie, ce mo­tard est sans doute ce­lui qui s’est trou­vé au plus près de la tra­gé­die et de la scène de crime.

Ca­sier ju­di­ciaire vierge

Pen­dant deux ans, cet homme qui avait ga­gné un bap­tême de l’air en pa­ra­pente, ef­fec­tué ce jour-là, se­lon la même source, a étran­ge­ment igno­ré tous les ap­pels à té­moins qui ont sui­vi la dif­fu­sion d’un por­trai­tro­bot en no­vembre 2013.

Lors de leur in­ter­ven­tion au do­mi­cile de ce « mo­tard im­pro­bable », les gen­darmes étaient dé­mu­nis de man­dat de per­qui­si­tion. Une pe­tite er­reur stra­té­gique. Ils n’ont pu que se faire re­mettre « vo­lon­tai­re­ment des scel­lés comme le top-case de la mo­to et la com­bi­nai­son », qui ont été ex­ploi­tés par l’Ins­ti­tut de re- cherche cri­mi­nelle de la gen­dar­me­rie. Une er­reur. « Nous n’avons rien trou­vé qui puisse l’im­pli­quer. Il a un ca­sier ju­di­ciaire vierge et, s’il ne s’est pas ma­ni­fes­té plus tôt, c’est parce que, comme beau­coup de té­moins, il s’est dit : Il faut ap­pe­ler, prendre ren­dez-vous, perdre une jour­née. Il a at­ten­du qu’on le trouve », ex­plique le pro­cu­reur Eric Maillaud.

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