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Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Y.L.

De­puis des se­maines, Mi­chel Pla­ti­ni et ses conseils ré­pètent leur dé­fiance vis-à-vis des ins­tances in­ternes à la Fifa. Ils sou­haitent s’en re­mettre au Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport (TAS), la jus­tice su­prême spor­tive. L’ins­tance, ba­sée à Lau­sanne, est in­dé­pen­dante et règle les li­tiges en lien avec le sport. « L’in­té­rêt du TAS est qu’il re­prend tout de Aà Z, ex­plique Jean-Pierre Ka­ra­quillo, l’un des 328 ar­bitres. Il traite aus­si bien des faits que des ques­tions de droit. Le TAS agit avec une grande li­ber­té, il peut en­tendre des ex­perts, des té­moins… C’est la der­nière chance de Pla­ti­ni, c’est une cer­ti­tude. » Comme pour chaque af­faire, trois ar­bitres se­ront dé­si­gnés, dès lors que l’ex-no 10 des Bleus pour­ra sai­sir le TAS. Il fau­dra que la Fifa l’y au­to­rise où qu’il passe d’abord de­vant la chambre de re­cours. Jean-Pierre Ka­ra­quillo, co­fon­da­teur du Centre de droit et d’éco­no­mie du sport de Li­moges, rap­pelle éga­le­ment que le tri­bu­nal veille à ce que les in­té­rêts de Mi­chel Pla­ti­ni soient pré­ser­vés, mal­gré le re­jet de sa pré­cé­dente re­quête concer­nant sa sus­pen­sion pro­vi­soire : « La sen­tence a im­po­sé à la Fifa de prendre une dé­ci­sion dé­fi­ni­tive avant qu’il ne soit trop tard pour les élec­tions. Une fois que l’ar­bi­trage se­ra de­man­dé, le TAS se­ra en me­sure d’agir très ra­pi­de­ment. »

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