« Huit an­nées, ce­la me pa­raît in­suf­fi­sant »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Ber­lin (Al­le­magne) De notre cor­res­pon­dant ALAIN JOU­TEAU

IL N’AU­RA PAS FAL­LU at­tendre long­temps pour voir les res­pon­sables des ligues de football es­pa­gnole et al­le­mande ré­agir sans amé­ni­té à la sus­pen­sion de Mi­chel Pla­ti­ni. « Huit an­nées, ce­la me pa­raît in­suf­fi­sant, a ain­si es­ti­mé Ja­vier Te­bas, le pré­sident de la ligue ibère. La sanc­tion de Pla­ti­ni […] est due au fait que les normes de contrôle in­terne de la Fifa n’ont pas été res­pec­tées. Pas­ser outre le contrôle éco­no­mique est très grave, et la sanc­tion de­vrait être de ne plus pou­voir exer­cer dans une ins­ti­tu­tion spor­tive. [Pla­ti­ni et Blat­ter] ne mé­ritent plus la confiance du monde du football et des spor­tifs. » Même son de cloche dans la voix de son com­pa­triote Mi­guel Car­de­nal, le se­cré­taire d’Etat aux Sports du gou­ver­ne­ment sor­tant en Espagne. « J’ai sur­tout été dé­çu par Pla­ti­ni, car j’avais da­van­tage confiance en l’UEFA. »

De l’autre cô­té du Rhin, la dé­cep­tion prime éga­le­ment. On pointe aus­si du doigt l’at­ti­tude de Pla­ti­ni. Rein­hard Rauball, l’un des hommes forts du football al­le­mand, en sa double qua­li­té de pré­sident de la Ligue al­le­mande et de pa­tron par in­té­rim de la fé­dé­ra­tion de­puis un mois et de­mi, se montre prag­ma­tique.

« Le sort de Mi­chel Pla­ti­ni sem­blait scel­lé d’avance, a-t-il confié. Lorsque j’ai ap­pris qu’il avait dé­ci­dé de ne pas se rendre à son au­dience ven­dre­di, j’ai aus­si­tôt com­pris qu’il avait ab­di­qué. C’est triste pour lui et pour nous, car nous avions fon­dé de grands es­poirs dans sa can­di­da­ture. »

Pense-t-il l’an­cien ca­pi­taine des Bleus ca­pable de re­bon­dir dans quelque temps ? « Ce­la me semble com­pli­qué. C’était à lui d’ex­pli­quer avec pré­ci­sion et hon­nê­te­té ce qui s’est pas­sé entre 1999 et 2002. La lettre de Mi­chel adres­sée aux 54 fé­dé­ra­tions eu­ro­péennes de l’UEFA qui a sui­vi sa sus­pen­sion de 90 jours par la Fifa ne m’a pas plu. Je ne com­prends pas pour quelles rai­sons il n’a pas sou­hai­té ré­vé­ler des dé­tails sur la somme qu’il au­rait re­çue de la part de la Fifa et de Sepp Blat­ter. Il au­rait ga­gné en cré­di­bi­li­té. »

Pour Rauball, aus­si pré­sident du Bo­rus­sia Dort­mund, il est ca­pi­tal que la Fifa re­prenne tout de zé­ro. « Il fau­drait dé­fi­ni­ti­ve­ment tour­ner la page Blat­ter et, en­suite, sou­te­nir un can­di­dat cré­dible, n’ayant ja­mais été in­quié­té par la jus­tice, pré­sen­tant un pro­jet am­bi­tieux et pré­voyant d’en­ga­ger des ré­formes pro­fondes de­ve­nues in­dis­pen­sables. »

Mi­chael van Praag, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion royale néer­lan­daise de football et an­cien can­di­dat à la pré­si­dence de la Fifa, s’est, lui, vou­lu fa­ta­liste : « Ce n’est que le énième mo­ment où l’ont touche le fond en ce qui concerne l’image que donne la Fifa et dé­sor­mais, l’UEFA. »

Le PSG n’a tou­jours pas été bat­tu cette sai­son en Ligue 1. Il ne s’agit pas du pre­mier club dans l’his­toire à réus­sir pa­reille per­for­mance à ce stade de la com­pé­ti­tion. Nantes en 1994, puis Lyon en 2004 étaient éga­le­ment in­vain­cus à la trêve hi­ver­nale. Si les Ca­na­ris avaient éti­ré leur in­vin­ci­bi­li­té jus­qu’à la 33e jour­née, les Gones étaient tom­bés à Lille au soir de la 22e étape. Les Troyens (ci-des­sous Co­ren­tin Jean), eux, sont aus­si à cré­di­ter d’un zé­ro, mais bien moins re­lui­sant. Les pro­mus au­bois n’ont, en ef­fet, tou­jours pas rem­por­té le moindre match. C’est une pre­mière. Sur le che­min de la D 2, Brest avait ga­gné lors de la 19e jour­née en 1979.

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