Dréos­si, un nom au che­vet du Pa­ris FC

Ligue 2.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - LAURENT PRUNETA

MAL­GRÉ SA PLACE d’avant-der­nier de Ligue 2 (19e avec une seule vic­toire), le Pa­ris FC reste un club at­trac­tif. L’ar­ri­vée de Pierre Dréos­si le prouve. L’an­cien ma­na­geur gé­né­ral de Lille et de Rennes a été nom­mé hier pour oc­cu­per les mêmes fonc­tions au PFC. « On peut voir les li­mites ac­tuelles du club mais aus­si son po­ten­tiel, ex­plique Dréos­si. Moi, j’ai pré­fé­ré voir son po­ten­tiel. Il est en éveil et dis­pose dé­jà d’une belle aca­dé­mie qu’on va trans­for­mer en centre de for­ma­tion, car c’est ce­la qui donne l’iden­ti­té à un club. Même si le PFC en a dé­jà une. »

De­puis son évic­tion de Rennes en juin 2013, Dréos­si dit « avoir eu plu­sieurs contacts ». « J’ai dis­cu­té avec des clubs mais à chaque fois, les mis­sions n’étaient pas com­plètes, ex­plique-t-il. Je ne suis ni un di­rec­teur spor­tif ni un di­rec­teur ad­mi­nis­tra­tif, mais un ma­na­geur gé­né­ral qui tra­vaille sous l’au­to­ri­té du pré­sident. Le rap­port hu­main a aus­si comp­té. Avec les di­ri­geants du PFC, j’ai ac­cro­ché. Avec l’ex­pé­rience et mon âge, j’ai la chance de pou­voir choi­sir de ne pas tra­vailler avec des gens dont je n’ai pas en­vie. »

Dé­jà un rôle im­por­tant lors du mer­ca­to

Au PFC, qui a dé­jà re­cru­té fin no­vembre Jean-Luc Vas­seur au poste d’en­traî­neur après l’évic­tion de De­nis Re­naud, Dréos­si a si­gné un CDI. « Je viens pour m’ins­crire sur la du­rée, comme j’ai fait à Lille ou à Rennes, pour­suit-il. Il y a une si­tua­tion d’ur­gence qu’il faut gé­rer mais il faut aus­si pen­ser au fu­tur. Je suis ve­nu pour construire un beau club, pas pour faire un coup et juste sau­ver le PFC. Je n’ai pas le pro­fil d’un simple pom­pier. On fe­ra le point dans six mois mais j’es­père faire un bon bout de che­min ici. Ce qui peut faire peur, c’est le pré­sent car il peut mettre en pé­ril l’ave­nir. Quand on n’a que 15 points, c’est qu’il y a un dan­ger. Mais la force d’un club, c’est que même dans l’ur­gence, il conti­nue de suivre sa di­rec­tion. »

S’il n’a été pré­sen­té que dans la soi­rée aux ad­mi­nis­tra­teurs du Pa­ris FC lors d’une as­sem­blée gé­né­rale hier, Dréos­si s’est dé­jà mis au tra­vail. Le ma­tin même, il était au centre d’en­traî­ne­ment de Choi­sy « pour faire avan­cer les tra­vaux ». « Ce n’est pas seule­ment le re­cru­te­ment qui sauvera le PFC mais un en­semble de choses », pré­vient-il.

Mais avec ses ré­seaux, Dréos­si va ra­pi­de­ment jouer un rôle im­por­tant lors du mer­ca­to. « Pour moi, c’est un vrai chal­lenge d’ar­ri­ver fin dé­cembre pour un re­cru­te­ment. Ce n’est pas comme ça que je tra­vaille de­puis vingt ans. D’ha­bi­tude, à cette pé­riode, j’ai tout fi­ce­lé. Ma pre­mière pré­oc­cu­pa­tion se­ra de ren­con­trer tout le monde pour éta­blir un pre­mier bi­lan et un diag­nos­tic. On sait qu’on va ga­lé­rer jus­qu’au 13 mai. »

(L P / Ic on Sp or t/ A nd ré Fe rr ei ra .)

Stade Char­lé­ty (Pa­ris XIIIe), hier. Tout sou­rire, Pierre Dréos­si (à gauche), nou­veau ma­na­geur gé­né­ral du Pa­ris FC, serre la main

de Pierre Ferracci, son

pré­sident.

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