Pa­ris veut son ca­deau

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - L’ÉQUIPE 21, 20 H 30 J.L. En­zo Bo­vis, qui évo­lue à Fleu­ry GILLES TOURNOUX

C’EST LE PRE­MIER TITRE en jeu cette sai­son. Ce soir, au stade Cou­ber­tin (Pa­ris XVIe), Pa­ris dé­fie son meilleur en­ne­mi en Su­per­coupe op­po­sant le cham­pion de France en titre (Tours) au vain­queur de la Coupe de France 2015. « Ce se­rait un jo­li ca­deau de Noël, an­nonce Da­vide Sait­ta, le pas­seur ita­lien de Pa­ris. On est tous un peu fa­ti­gués mais on va tout don­ner pour l’em­por­ter. »

Su­per­coupe fé­mi­nine op­pose à 18 h 15 Cannes au Can­net.

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ÊTRE « LE FILS DE »… n’est pas une éti­quette tou­jours fa­cile à por­ter. En­zo Bo­vis en sait quelque chose, lui qui com­pose l’équipe fa­nion (CFA) du Football Club de Fleu­ry 91, dont le pré­sident n’est autre que son père Pas­cal. « C’est un peu dur par rap­port aux pré­ju­gés, lâche le jeune (21 ans) dé­fen­seur cen­tral, qui compte une ap­pa­ri­tion cette sai­son en cham­pion­nat contre trois l’an pas­sé. J’es­saie de bos­ser plus que les autres pour ga­gner ma place. C’est pour cette rai­son que je ter­mine sou­vent dans les trois pre­miers aux tests phy­siques lors de la pré­pa­ra­tion es­ti­vale. »

Mais l’étu­diant en mas­ter de com­merce in­ter­na­tio­nal a pour­tant bien failli quit­ter son club de tou­jours après avoir en­ten­du des sar­casmes à lâche En­zo Bo­vis. J’ai alors eu en­vie d’al­ler prou­ver ailleurs. J’avais pris ren­dez-vous avec le coach (NDLR : Ber­nard Bou­ger) qui m’a as­su­ré m’avoir pris pour mes qua­li­tés. Mais c’est vrai que je me mets un peu de pres­sion quand je joue car si je passe au tra­vers, les gens vont par­ler, et mon père risque de perdre en cré­di­bi­li­té. » « Je lui avais conseillé de par­tir car la si­tua­tion reste com­pli­quée à gé­rer », confie Pas­cal, 54 ans.

Au point que ce der­nier s’est même dé­jà op­po­sé à ce que son fils soit dans le onze de dé­part. « C’était la sai­son der­nière à Mul­house (le 5 oc­tobre), on n’était pas au mieux spor­ti­ve­ment. Il de­vait être ti­tu­laire mais j’ai re­fu­sé car je ne vou­lais pas ajou­ter une com­plexi­té au contexte s’il ve­nait à être res­pon­sable d’une éven­tuelle dé­faite », pré­cise ce­lui qui ne fait donc « au­cun ca­deau » à En­zo.

Bien au contraire. « Je suis plus exi­geant avec lui, je n’ai pas non plus été éle­vé dans du co­ton », pour­suit le pa­pa aus­si d’Alexandre (24 ans) et Lu­cas (16 ans), et chef d’une en­tre­pri-

« Si je passe au tra­vers, les gens vont par­ler, et mon père risque de perdre en cré­di­bi­li­té »

se de trans­ports por­tant son nom. Au­tant dire que les dé­brie­fings d’après-match le sa­me­di ou di­manche à table sont sans conces­sions.

Stade Lon­guet (Vi­ry-Châ­tillon), sa­me­di. En­zo Bo­vis (à g.), 21 ans, a l’hon­neur d’évo­luer dans l’équipe pre­mière de Fleu­ry. Un club dont le pré­sident n’est autre que son père, Pas­cal.

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