Les can­di­dats courent après l’ar­gent

L’ar­gent, c’est le nerf de la guerre. Comme le par­ti des Ré­pu­bli­cains n’avance pas un eu­ro aux can­di­dats à la pri­maire pour faire cam­pagne, Jup­pé, Fillon, Sar­ko­zy et les autres font la chasse aux dons.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - OLI­VIER BEAUMONT ET VA­LÉ­RIE HACOT @oli­vier­beau­mont @vha­cot1

La fin de l’an­née, c’est le temps des étrennes ! Mais pour les can­di­dats à la pri­maire de la droite et du centre qui se joue­ra en no­vembre 2016, la chasse aux dons, c’est toute l’an­née. La course aux gros do­na­teurs est bien en­ga­gée pour ceux qui sont dé­jà en cam­pagne, comme Fran­çois Fillon, Alain Jup­pé, Bru­no Le Maire, Na­dine Mo­ra­no et Her­vé Ma­ri­ton. Pas en­core dé­cla­rés, Ni­co­las Sar­ko­zy ou Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet n’en sont pas moins ac­tifs. Dans cette cam­pagne où pas un eu­ro ne se­ra ac­cor­dé par le par­ti aux can­di­dats, l’avan­tage est de taille pour ce­lui qui au­ra ré­col­té le plus d’ar­gent pour fi­nan­cer ses mee­tings, ses do­cu­ments, ses lo­caux. Pour y par­ve­nir, il faut soi-même mouiller la che­mise, convaincre les po­ten­tiels do­na­teurs de sor­tir le ché­quier. Ce­la se passe sou­vent lors de dî­ners confi­den­tiels dans des ap­par­te­ments pa­ri­siens, à l’oc­ca­sion d’un pot dans une bras­se­rie, à la sor­tie de confé­rences par­fois don­nées à l’étran­ger, et bien sûr sur les ré­seaux so­ciaux où le ter­rain de chasse est sans li­mite. Mais le pla­fond au­to­ri­sé par la loi reste de 7 500 € par do­na­teur et par an, re­ver­sés sur les mi­cro­par­tis des can­di­dats.

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