Sar­ko­zy aus­si avait re­cu­lé

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - N.SC.

COMME FRAN­ÇOIS HOL­LANDE et Ma­nuel Valls, Ni­co­las Sar­ko­zy aus­si avait dû cé­der à sa ma­jo­ri­té sur la dé­chéance de na­tio­na­li­té. Dans son fa­meux dis­cours de Gre­noble de juillet 2010, l’an­cien chef de l’Etat avait ré­cla­mé cette me­sure contro­ver­sée pour les as­sas­sins de po­li­ciers et de gen­darmes. Elle avait donc été vo­tée en sep­tembre 2010 par l’As­sem­blée, d’une courte tête, par un amende- ment au pro­jet de loi sur l’im­mi­gra­tion dé­po­sé par le dé­pu­té UMP (au­jourd’hui LR) Thier­ry Ma­ria­ni.

Mais voi­là : quelques mois plus tard, 68 dé­pu­tés cen­tristes, em­me­nés par Jean-Louis Bor­loo, lancent une fronde pour sup­pri­mer ce dis­po­si­tif. Et gagnent. En mars 2011, le Pre­mier mi­nistre, Fran­çois Fillon, an­nonce que la me­sure est re­ti­rée… avec l’ac­cord de Sar­ko­zy. Mi­nistre de l’Im­mi- gra­tion, Claude Guéant jus­ti­fie à l’époque ce re­cul en ex­pli­quant que la dé­chéance de na­tio­na­li­té pour les meur­triers de po­li­ciers est une dis­po­si­tion « uni­que­ment sym­bo­lique » qui ne jus­ti­fie pas de cou­rir « le risque de di­vi­ser la ma­jo­ri­té ». Un sou­ve­nir à mé­di­ter pour les élus LR qui dé­noncent au­jourd’hui le ré­tro­pé­da­lage du gou­ver­ne­ment.

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