« The Big Short : le Casse du siècle »

Brillant mais com­pli­qué

Le Parisien (Paris) - - LES SORTIES AU CINÉMA - HU­BERT LIZÉ P.V.

de Adam McKay avec Ch­ris­tian Bale, Steve Ca­rell, Ryan Gos­ling, Brad Pitt. Du­rée : 2 h 11. WALL STREET, en 2005. Le mi­lieu de la fi­nance et des grandes banques ac­cu­mule des for­tunes consi­dé­rables en spé­cu­lant sur le mar­ché im­mo­bi­lier amé­ri­cain, alors en plein boom. Mais un homme, Mi­chael Bur­ry, (Ch­ris­tian Bale, notre pho­to) a com­pris avant tout le monde que la bulle fi­nan­cière al­lait ex­plo­ser. Bur­ry s’as­so­cie à une poi­gnée de tradeurs mar­gi­naux pour an­ti­ci­per la chute du sys­tème ban­caire et s’en­ri­chir en re­ven­dant des pro­duits fi­nan­ciers qu’ils savent toxiques. Pro­fi­tant de l’aveu­gle­ment des éta­blis­se­ments, ils mettent en place avec cy­nisme leur ar­naque. Ce se­ra le casse du siècle. Ins­pi­ré d’évé­ne­ments réels — la chute his­to­rique du mar­ché im­mo­bi­lier amé­ri­cain et les faillites en cas­cade —, « The Big Short » est construit comme un thril­ler ner­veux et brillant, à la ma­nière d’un « Ocean’s Ele­ven ». Il se veut aus­si une dé­non­cia­tion du sys­tème de cor­rup­tion gé­né­ra­li­sé qui a conduit à ce ca­ta­clysme. Les per­son­nages jonglent avec les ac­tions comme un pres­ti­di­gi­ta­teur avec ses jeux de cartes. Le pro­blème, c’est que le spec­ta­teur a par­fois du mal à suivre. dé­cret ra­di­cal : les pro­prié­taires de grands ap­par­te­ments de­vront faire une pe­tite place aux SDF. Dans un im­meuble des beaux quar­tiers ha­bi­té par des bour­geois bon teint, de droite, et des bour­geois bo­hèmes, de gauche, c’est la pa­nique à bord… Il faut sa­luer la réa­li­sa­trice des « Soeurs fâ­chées » d’avoir sai­si par les cornes un su­jet pa­reil. Sauf qu’elle y est al­lée fran­co. Se sen­tant sans doute im­mu­ni­sée par son cas­ting en ai­rain, elle a pré­fé­ré la fan­fare des co­mé­dies boum boum à la mu­sique de chambre. Cli­chés à la pelle, traits ap­puyés par­tout, Rou­main for­cé­ment vo­leur et si­tua­tions apo­ca­lyp­tiques im­pro­bables : ce « Grand Par­tage » est un grand mas­sacre. DANS LA TU­NI­SIE de 2010, avant la ré­vo­lu­tion de Jas­min, Fa­rah, 18 ans, chante dans un groupe de rock des pa­roles qui ne plaisent pas à tout le monde. « A peine j’ouvre les yeux, je vois des gens pri­vés de tra­vail, de bouffe et d’une vie hors de leurs quar­tiers. » For­cé­ment, il lui ar­rive des bri­coles et sa mère, Hayet, se­ra prête à tout pour ti­rer sa fille des griffes de la po­lice. Dé­jà cou­vert de prix dans les di­vers

Gha­lia Be­na­li joue une mère tu­ni­sienne, Hayet, qui dé­fend la li­ber­té de pa­role de Fa­rah, sa fille chan­teuse, in­car­née par Baya Med­haf­far

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