C’est la pé­pite de cette fin d’an­née

Ce pre­mier film de Ley­la Bou­zid sur la jeunesse tu­ni­sienne est une mer­veille.

Le Parisien (Paris) - - LES SORTIES AU CINÉMA - PIERRE VAVASSEUR

de Ley­la Bou­zid, avec Baya Med­haf­far, Gha­lia Be­na­li, Du­rée : 1 h 40. fes­ti­vals où il a été pré­sen­té, « A peine j’ouvre les yeux », pre­mier long-mé­trage de la réa­li­sa­trice tu­ni­sienne Ley­la Bou­zid, par ailleurs élève de la Fé­mis, l’Ecole na­tio­nale su­pé­rieure des mé­tiers de l’image et du son, est la pé­pite de cette fin d’an­née. Mais pas seule­ment.

Baya Med­haf­far, étin­celle de ré­volte

Même s’il est adou­bé par le mi­nis­tère de la Culture tu­ni­sien, ce film, ha­bi­té par la jeune ac­trice et chan­teuse Baya Med­haf­far, étin­celle de ré­volte et d’es­poir dont le frais mi­nois n’a d’égal que le grand ta­lent, laisse en­tendre par tous ses pores que rien n’est fran­che­ment ré­so­lu dans ce pays. Chaque image y est im­pré­gnée d’une vé­ri­té in­flam­mable, en té­moigne une scène d’in­ter­ro­ga­toire qui ma­rie la peur à l’hu­mi­lia­tion. Le per­son­nage de la mère, in­car­né par Gha­lia Be­na­li, est d’une to­tale puis­sance de tir. Ou­vrons les yeux sur ce film dont il est évident qu’on n’a pas fi­ni d’en re­par­ler. Et of­frons-lui en at­ten­dant un gros bou­quet de jas­min.

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