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Le Parisien (Paris) - - ILE-DE-FRANCE - SÉ­BAS­TIEN BLONDÉ

Son spec­tacle « Just D’jal » car­tonne dans toutes les salles de France de­puis bien­tôt trois ans. A Vi­gneux-sur-Seine (Es­sonne) sa­me­di der­nier ou à Aul­nay­sous-Bois (Seine-Saint-De­nis) la veille, sa pres­ta­tion a en­core été sa­luée d’une stan­ding ova­tion par un pu­blic en liesse. « J’es­saie d’être gé­né­reux sur scène. J’ai 1 h 30 pour faire sor­tir les gens de leur mo­ro­si­té. Mais je suis éga­ré (sic) de voir ce­la tous les soirs », re­con­naît D’jal, ré­vé­lé il y a quelques an­nées par le Ja­mel Co­me­dy Club et un sketch sur les com­mu­nau­tés, dans le­quel son imi­ta­tion d’un bra­queur por­tu­gais in­com­pré­hen­sible fait un mal­heur.

Un sketch sur la di­ver­si­té

« Tout le monde est dé­jà tom­bé sur un per­son­nage comme ce­lui-là, où on fait sem­blant d’avoir com­pris ce qu’il dit, alors qu’en fait non. Ce sketch sur la di­ver­si­té, je l’avais écrit en ré­ac­tion au dé­bat sur l’iden­ti­té na­tio­nale. Je me dis que c’est ce que les gens avaient en­vie d’en­tendre à ce mo­ment-là. Puis, le pu­blic a va­li­dé », ré­flé­chit, pour ex­pli­quer son suc­cès, ce­lui qui a gran­di une quin­zaine d’an­nées entre Rois­sy-en-Brie et Ozoir-la-Fer­rière (Seine-et-Marne). Ar­rê­ter le « por­tu­gais » lui a tra­ver­sé l’es­prit. « On m’a ré­pon­du qu’il ne fal­lait sur­tout pas, que per­sonne n’avait un per­son­nage comme ce­lui-là. Même Ja­mel (NDLR : Deb­bouze) me l’a dé­con­seillé, en me rap­pe­lant qu’il imi­tait son père de­puis le dé­but de sa car­rière. » Pour conti­nuer à nous faire rire, on le lui dé­con­seille aus­si.

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