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Ils dé­pensent aus­si da­van­tage

Le Parisien (Paris) - - SPÉCIAL NOËL - F.D.

Les grands-pa­rents sont, en France, de loin la gé­né­ra­tion la plus gé­né­reuse à Noël (avec un bud­get moyen de près de 600 € cette an­née pour les plus de 65 ans se­lon un son­dage BVA pa­ru la se­maine der­nière). Mais ce que l’on sait moins, c’est que, là aus­si, il existe un dé­ca­lage entre les branches ma­ter­nelle et pa­ter­nelle. L’In­see l’a même très sé­rieu­se­ment éva­lué à… 30 % de dé­penses en plus pour les grands-pa­rents ma­ter­nels, sur­pre­nante frac­ture ap­pa­rue il y a vingt ans et qui n’exis­tait pas dans les an­nées 1980… Plus les couples se sé­parent, moins Noël a de chances d’être fê­té éga­li­tai­re­ment avec les quatre grands-pa­rents, plus les grands-pa­rents ma­ter­nels se re­trouvent en po­si­tion de Père Noël le jour J, et plus ils ac­cu­mulent les ca­deaux… « Je vais chez ma mère, dans le sud de la France. De­puis trois ans, j’al­terne avec la famille de mon co­pain, au Qué­bec. Les billets d’avion sont très chers à cette pé­riode. Cette fois, c’est mon père qui me les a of­ferts il y a deux jours. Ça va faire une belle sur­prise à ma mère, qui n’est pas au cou­rant. Et puis, c’est dur de pas­ser Noël loin de chez soi. Je m’en­tends bien avec ma belle-famille, mais ce n’est pas pa­reil. » « Nous al­lons chez mes pa­rents, en Nor­man­die. Mon com­pa­gnon n’a pas sa fille pour Noël, si­non nous se­rions peut-être res­tés dans le Sud. Je suis en­ceinte, c’est le mo­ment pour lui de connaître ma famille. Noël est très im­por­tant. Peut-être que l’an­née pro­chaine tout le monde vien­dra chez nous. L’or­ga­ni­sa­tion des fêtes ne doit pas être com­pli­quée. L’es­sen­tiel, c’est d’être en­semble. » « La mienne, en Sa­voie. C’est es­sen­tiel de se re­trou­ver alors que, du­rant les mois pré­cé­dents, il a été dif­fi­cile de se voir à cause de nos rythmes de vie. Il y a In­ter­net, mais ce n’est pas pa­reil. Ma soeur, elle, reste dans le Nord avec sa belle-famille. Quant au Noël dans la famille de ma femme, ça ne pose pas de pro­blème puis­qu’elle est russe. Dans ce pays or­tho­doxe, Noël c’est le 6 jan­vier. » « Ce soir, nous se­rons dans ma famille, avec mes pa­rents, mes frères et soeurs, et de­main nous irons dans celle de mon ma­ri, à une heure de route. Par­fois, on réunit les deux cô­tés. Et vient qui peut. C’est sûr qu’il faut jon­gler, mais on es­saye tou­jours de trou­ver une so­lu­tion. L’im­por­tant, c’est de ne lais­ser per­sonne tout seul. Mes filles veulent sur­tout être avec leurs cou­sins. » « Cette an­née, on va dans la famille de ma femme, dans le Var. On al­terne, c’est plus juste. On a fait comme ça dès qu’on s’est ren­con­trés, il y a douze ans. Ma femme pré­fère être dans sa famille car on y mange mieux. Ce se­ra dur pour mes pa­rents de ne pas être avec leur pe­tit-fils, mais on se par­le­ra via Fa­cetime. Une an­née, on a es­sayé de réunir les deux cô­tés, mais à cause du temps, l’aé­ro­port avait fer­mé! »

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