En grève... un 24 dé­cembre

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - Lyon (Rhône) De notre cor­res­pon­dante

24 DÉ­CEMBRE, der­nier jour pour les achats de Noël. C’est éga­le­ment la date, sym­bo­lique, que les sa­la­riés du centre com­mer­cial de la PartDieu ont choi­si pour se mettre en grève. Ils se ras­semblent ce ma­tin de­vant l’en­trée du centre com­mer­cial pour ex­pli­quer leurs condi­tions de tra­vail aux clients. Dif­fi­cile d’éva­luer l’am­pleur de la mo­bi­li­sa­tion, même si elle de­vrait être plus im­por­tante dans les grandes en­seignes que dans les pe­tites, sans re­pré­sen­ta­tion syn­di­cale.

Avec ses 267 com­merces ré­par­tis sur les 120 000 m2 de sur­face, la Part-Dieu est l’un des plus grands centres com­mer­ciaux d’Eu­rope. Pour sa­tis­faire les 34 mil­lions de vi­si­teurs qui y dé­am­bulent chaque an­née, 3 800 sa­la­riés s’ac­tivent jour et nuit. « Ce­la fait deux ans que nous aler­tons la di­rec­tion du centre sur nos condi­tions de tra­vail et que rien ne bouge », jus­ti­fie Ma­rie-Hé­lène Tho­met, dé­lé­guée CGT du site, à l’ori­gine du mou­ve­ment.

Les sa­la­riés de la Part-Dieu se plaignent en pre­mier lieu de ne pas pou­voir bé­né­fi­cier d’un sta­tion­ne­ment gra­tuit, comme c’est le cas sur d’autres sites du groupe Uni­bail, mais aus­si ici même pour les cadres de cer­taines en­seignes. « Nous sommes sou­mis au même ta­rif que les clients, dé­plore la re­pré­sen­tante du syn­di­cat ma­jo­ri­taire. Le sta­tion­ne­ment coûte 106 € men­suels alors que la plu­part des sa­la­riés sont payés au smic et sou­vent à temps par­tiel. » Ré­ponse de la di­rec­tion : uti­li­ser les trans­ports en com­mun. Même si ceux qui viennent de l’ex­té­rieur de l’ag­glo­mé­ra­tion ou tra­vaillent de nuit ne peuvent en dis­po­ser.

Autre re­ven­di­ca­tion : des crèches pour les en­fants sur le site. Une de­mande ré­cur­rente, alors que 75 % des sa­la­riés sont des femmes. Les pauses dé­jeu­ner sont éga­le­ment pro­blé­ma­tiques. Sans can­tine ni salle de re­pos, les sa­la­riés se re­trouvent sou­vent dans les en­tre­pôts, à dé­bal­ler leurs sand­wichs sur les car­tons.

Et de­puis l’au­tomne, la sécurité re­vient aus­si comme une in­quié­tude ré­cur­rente. « Nous n’avons vrai­ment pas l’im­pres­sion d’un ren­for­ce­ment de la vi­gi­lance », confie en­core Ma­rie-Hé­lène Tho­met. Contac­tée, la di­rec­tion ne nous a pas ré­pon­du.

CROIS­SANCE A ÉTÉ DE 0,3 % au 3e tri­mestre en France, se­lon l’In­see, qui pré­voit pour l’en­semble de l’an­née 2015 une crois­sance à 1,1 %, un ni­veau in­édit de­puis quatre ans mais in­fé­rieur à ce­lui de la zone eu­ro (1,5 %). L’ins­ti­tut rap­pelle par ailleurs que, après avoir re­cu­lé de 0,3 % cet été, le pou­voir d’achat des mé­nages a re­bon­di de 0,9 % à l’au­tomne. Mais leur taux d’épargne a lui aus­si aug­men­té au troi­sième tri­mestre, à 15,5 %. nMARISOL TOU­RAINE veut ré­duire les échanges ad­mi­nis­tra­tifs des mé­de­cins avec la Sécurité so­ciale. En fixant hier les orien­ta­tions de la fu­ture conven­tion mé­di­cale, la mi­nistre de la San­té a pré­ci­sé que son ob­jec­tif était de « li­bé­rer du temps pour les mé­de­cins […], pour leur per­mettre de se consa­crer plei­ne­ment à leur mé­tier ». Les dis­cus­sions à pro­pos de ce texte de­vraient com­men­cer en dé­but d’an­née pro­chaine.

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