Il n’était pas si­gna­lé comme sui­ci­daire

Le Parisien (Paris) - - TERRORISME - T.R.

SI LE SUI­CIDE d’un dé­te­nu est tou­jours un échec de l’ins­ti­tu­tion, ce­lui de Yas­sin Sal­hi ne semble pas ré­vé­ler de dys­fonc­tion­ne­ment au re­gard des règles en vi­gueur dans l’ad­mi­nis­tra­tion pé­ni­ten­tiaire. In­car­cé­ré à Fleu­ry-Mé­ro­gis (Es­sonne) de­puis sa mise en exa­men le 30 juin der­nier, le ter­ro­riste a été d’of­fice pla­cé à l’iso­le­ment, ces cel­lules in­di­vi­duelles où les contacts avec les autres dé­te­nus sont ré­duits au mi­ni­mum. Il ne s’agit pas d’une sanc­tion dis­ci­pli­naire mais d’une fa­çon de les pré­ser­ver du reste de la po­pu­la­tion car­cé­rale pour des rai­sons de sécurité.

Hier, Sal­hi, qui n’était pas si­gna­lé comme sui­ci­daire, s’est pen­du aux bar­reaux de sa cel­lule à l’aide du cor­don élec­trique de sa bouilloire, un équi­pe­ment qu’il avait le droit de pos­sé­der. Il avait ap­pris le ma­tin même la pro­lon­ga­tion pour six mois de sa dé­ten­tion pro­vi­soire. La famille de sa vic­time, Her­vé Cor­na­ra, a ré­agi vi­ve­ment, es­ti­mant qu’il y avait là une faille du sys­tème car­cé­ral. « Il y a bien une er­reur quelque part », a cri­ti­qué son épouse sur Eu­rope 1, as­sé­nant : « Il au­ra été lâche jus­qu’au bout. » « Le res­pon­sable, c’est Mme Tau­bi­ra, elle n’a pas fait son tra­vail », a de son cô­té ton­né sur RTL la mère du pa­tron as­sas­si­né.

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