Etes-vous no­mo­phobe ?

Se­lon des cher­cheurs amé­ri­cains, perdre son por­table peut pro­vo­quer un stress in­tense. Une af­fec­tion qui porte dé­jà un nom : la no­mo­pho­bie.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - CH­RIS­TINE MATEUS

SI N’AVOIR qu’une seule barre s’af­fi­chant sur votre té­lé­phone por­table, signe que la bat­te­rie est en train de rendre l’âme, fait mon­ter l’an­goisse d’un cran, si at­teindre la li­mite de consom­ma­tion de vos don­nées mo­biles, pro­messe d’une fin de mois sans consul­ter votre pré­cieux jou­jou, vous fait pa­ni­quer, vous avez au moins deux des symp­tômes d’une toute nou­velle ma­la­die : la no­mo­pho­bie. Contrac­tion de l’an­glais, « no mo­bile phone pho­bia », la no­mo­pho­bie n’est autre que la peur de perdre son té­lé­phone por­table ou du moins la peur de ne plus pou­voir l’uti­li­ser. Une crainte qui peut pro­vo­quer un stress in­tense chez cer­tains uti­li­sa­teurs dé­pen­dants. Un groupe de re­cherche de l’uni­ver­si­té d’Etat de l’Io­wa se penche sur cette af­fec­tion des temps mo­dernes.

Ces cher­cheurs en sont à dis­tri­buer un ques­tion­naire en vingt points char­gé d’ar­rê­ter les dif­fé­rents ni­veaux de cette ma­la­die (at­teinte sé­vère, mo­dé­rée…) au­près de su­jets vo­lon­taires. Par­mi les ques­tions abor­dées : « Sans si­gnal ou wi-fi, je vé­ri­fie constam­ment mon té­lé­phone pour voir si le si­gnal re­vient » ou en­core « Je me sen­ti­rais an­xieux de ne pas pou­voir vé­ri­fier ma mes­sa­ge­rie ».

Pa­ni­quer en voyant que son por­table n’a plus beau­coup de bat­te­rie est l’un des symp­tômes de la no­mo­pho­bie.

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