Pour eux, 2016 se­ra sous le signe des JO et… du ma­riage

Le Parisien (Paris) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - La Plagne (Sa­voie) De notre en­voyé spé­cial MAT­THIEU DE MAR­TI­GNAC

LE COUPLE n’est pas pas­sé in­aper­çu lors de la 14e édi­tion des Etoiles du sport à la Plagne (Sa­voie). Avec son billet en poche pour les JO de Rio, dé­cro­ché au Qa­tar en même temps que son titre de cham­pion du monde ama­teur des su­per-lourds, le boxeur To­ny Yo­ka, 23 ans, at­tend main­te­nant que sa com­pagne Es­telle Mos­se­ly le re­joigne à bord de l’avion qui s’en­vo­le­ra l’été pro­chain pour le Bré­sil. La Cam­pi­noise de 22 ans de­vra au préa­lable at­teindre les de­mi-fi­nales des Mon­diaux fé­mi­nins pré­vus dé­but fé­vrier à As­ta­na (Ka­za­khs­tan).

Pour pré­pa­rer ce ren­dez-vous, il ar­rive par­fois que To­ny se re­trouve sur le ring à ses cô­tés. « J’y vais quand même dou­ce­ment », ras­sure le co­losse de 1,91 m. « Heu­reu­se­ment pour moi », s’es­claffe sa fian­cée.

« Etre mé­daillé olym­pique en amou­reux se­rait vrai­ment quelque chose de grand, avoue le Fran­ci­lien. C’est un pro­jet au­quel on pense de­puis un pe­tit mo­ment. » La boxeuse (- 60 kg) va donc en­ta­mer sa pré­pa­ra­tion pour les Mon­diaux juste après les fêtes de fin d’an­née.

« On avait pré­vu de par­tir en va­cances et de pas­ser le Jour de l’An en Aus­tra­lie, confie Es­telle. Mais on a pré­fé­ré an­nu­ler, car la prio­ri­té, c’est quand même ma qua­li­fi­ca­tion. » Pour au­tant, son fian­cé est se­rein. Il n’ima­gine pas que sa ché­rie lui fasse faux bond. « Elle en a les moyens, elle est tout de même n° 2 mon­diale de sa ca­té­go­rie. Ma qua­li­fi­ca­tion était beau­coup plus in­cer­taine », juge le cham­pion.

Du coup, les tour­te­reaux ont pu pro­fi­ter du fes­tin pré­pa­ré par leurs proches pour Noël. « La tra­di­tion­nelle dinde, mais aus­si des spé­cia­li­tés ukrai­niennes et afri­caines, car la mère d’Es­telle est ukrai­nienne et mon père con­go­lais », dé­taille To­ny. « Moi je fais la pâ­tis­se­rie, le su­cré, c’est ma spé­cia­li­té », ajoute Es­telle. « C’est vrai, ses gâ­teaux et ses ma­ca­rons sont très bons », confirme le boxeur.

Dans leur F 3 de Chan­te­loup-les­Vignes (Yve­lines), les tâches sont bien ré­par­ties. Es­telle cui­sine et en­voie To­ny « s’oc­cu­per du linge ». En de­hors de la boxe, le jeune couple aime al­ler au ci­né­ma et au res­tau­rant de temps en temps. « Mais c’est dur de cou­per avec la boxe, pré­cise To­ny. Ce n’est pas comme un tra­vail où, quand tu rentres le soir, tu peux pas­ser à autre chose. Nous, on pense tout le temps à la boxe. »

Le cham­pion es­père d’ailleurs de­ve­nir pro­fes­sion­nel après les JO. « J’ai mon plan de car­rière en tête. Tout va dé­pendre de mon ré­sul­tat à Rio. C’est plus fa­cile de pas­ser pro avec une mé­daille de cham­pion olym­pique au­tour du cou. C’était par exemple le cas pour Mo­ham­med Ali et Len­nox Le­wis : ces deux grands boxeurs sont de­ve­nus cham­pions du monde des lourds après avoir été sa­crés aux Jeux. »

De son cô­té, Es­telle, in­gé­nieur en in­for­ma­tique, n’a pas les mêmes pro- jets. « Je tra­vaille chez Al­lianz (NDLR : une com­pa­gnie d’as­su­rances) en tant que dé­ve­lop­peur­con­cep­teur. La boxe, c’est ma pas­sion, mais je ne compte pas en faire ma pro­fes­sion. » Des plans de car­rière dif­fé­rents, donc, mais un pro­jet de vie com­mun. « Nous avons dé­ci­dé de nous ma­rier après les Jeux », an­nonce fiè­re­ment Es­telle. « Et pour­quoi pas avant ? ques­tionne pour rire To­ny. Comme ça, il y au­ra deux Yo­ka à Rio ! » « Ne sois pas si pres­sé de man­ger mon nom de famille ( sic) », ré­pond du tac au tac Es­telle.

VI­DÉO

le­pa­ri­sien.fr To­ny Yo­ka et Es­telle Mos­se­ly, deux amou­reux sur le ring

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