Pé­che­nard à la peine sur les kits sa­li­vaires an­ti­drogue de Pé­cresse dans les ly­cées

Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS - . CÉ­LINE CAREZ

STOÏ­CISME, LOYAU­TÉ, mais embarras… Fré­dé­ric Pé­che­nard, le vi­ce­pré­sident à la ré­gion (LR) en charge de la sécurité, tente de s’ex­pli­quer sur le plan an­ti­can­na­bis de Va­lé­rie Pé­cresse. La nou­velle pré­si­dente (LR) de la ré­gion, fraî­che­ment élue, a ré­af­fir­mé son in­ten­tion, an­non­cée lors de sa cam­pagne, de dé­ployer des tests sa­li­vaires de dé­pis­tage de consom­ma­tion de drogue (à 11 € l’uni­té) dans les 470 ly­cées fran­ci­liens. In­ten­tion cri­ti­quée par les mi­lieux édu­ca­tifs, sa­ni­taires et mi­nis­té­riels. Mar­di, sur France In­fo, Fré­dé­ric Pé­che­nard par­lait d’une mise en place « dès que pos­sible ».

Dans les dé­tails ju­ri­diques, pra­tiques et dé­on­to­lo­giques, cet an­cien grand flic, pas­sé par les plus grands ser­vices de po­lice et ami de Ni­co­las Sar­ko­zy, botte en touche… « At­ten­dez un peu ! On vient juste d’ar­ri­ver. Pour l’ins­tant, avec Va­lé­rie Pé­cresse, on se cherche des bu­reaux (NDLR : ils veulent quit­ter Pa­ris pour la Seine-Saint-De­nis). C’est un peu pré­ma­tu­ré ! Mais dès jan­vier on va prendre des contacts… »

Si Fré­dé­ric Pé­che­nard jure « avoir été as­so­cié à cette dé­ci­sion » et se dit « op­ti­miste », il avoue ce­pen­dant qu’il « en­vi­sage des dif­fi­cul­tés et des en­droits où ça ne se fe­ra pas ».

Se­lon lui, ces tests sa­li­vaires ne s’ins­cri­raient « dans un cadre ni po­lice ni jus­tice ». « Ils pour­raient être faits par des ser­vices mé­di­caux. » « Les ly­céens ma­jeurs au­raient leurs résultats de test tan­dis que, pour les mi­neurs, ce se­rait les pa­rents. » L’élu in­siste : « Il n’est pas ques­tion de ré­pres­sion mais de pré­ven­tion. »

Un an­cien crack des stups…

« Quand bien même ça n’abou­ti­rait pas », lâche-t-il, à cause des ré­ti­cences et des dif­fi­cul­tés, « ça per­met­tra au moins de po­ser le pro­blème de la drogue dans les ly­cées ». Pour Théo Bat­tis­tel­la, pro­vi­seur du ly­cée Vic­torHu­go (IVe), les tests sa­li­vaires de Pé­cresse-Pé­che­nard « ne ver­ront sans doute ja­mais le jour ». D’ailleurs, avec ses col­lègues, « on n’en parle même pas ». Cette opé­ra­tion qu’il qua­li­fie d’« ir­réa­liste » est « un épi- phé­no­mène d’une cam­pagne élec­to­rale, une opé­ra­tion po­li­ti­cienne ».

Pas de quoi dé­cou­ra­ger ce­pen­dant « ce­lui qui a été flic très long­temps », no­tam­ment à la bri­gade des stups… D’ailleurs, contrai­re­ment au Pre­mier mi­nistre Ma­nuel Valls, qui avait lâ­ché du bout des lèvres avoir « peu­têtre » goû­té, jeune, au can­na­bis, Fré­dé­ric Pé­che­nard jure, « au risque de pas­ser pour un rin­gard », qu’il n’a « ja­mais fu­mé de joint de [s]a vie ni même de ci­ga­rette ». En re­vanche, quand il était « un grand cow-boy de 40 ans » à la bri­gade cri­mi­nelle, « il [lui] est ar­ri­vé de fu­mer le ci­gare, no­tam­ment lors des au­top­sies, pour ca­mou­fler l’odeur des ca­davres »

chô­meurs en moins à Pa­ris en no­vembre. Glo­ba­le­ment, la ca­pi­tale ré­siste plu­tôt bien à la pous­sée du chô­mage. A fin du mois der­nier, le nombre de de­man­deurs d’emploi de ca­té­go­rie A (sans au­cune ac­ti­vi­té) était en re­cul de 0,1 % (80 per­sonnes) par rap­port au mois d’oc­tobre. Tou­te­fois, sur un an, d’après les don­nées pu­bliées hier par la DI­RECCTE Ile-de-France, la pro­gres­sion est de 1,6 %. Ain­si, fin no­vembre, à Pa­ris, 200 520 per­sonnes sont ins­crites à Pôle emploi dans les ca­té­go­ries A, B et C. Au ni­veau fran­ci­lien, le chô­mage a pro­gres­sé de 2,7 % (ca­té­go­rie A) et de 4,6 % (en re­grou­pant les ca­té­go­ries A, B et C).

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.