Louer sa voi­ture… sans contact

Plus be­soin de re­mettre la clé : lea­deur de la lo­ca­tion de vé­hi­cules entre par­ti­cu­liers, Dri­vy lance un ser­vice qui per­met d’ou­vrir la voi­ture avec un smart­phone.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - ER­WAN BE­NE­ZET

L’AU­TO­PAR­TAGE va-t-il en­trer dans une nou­velle ère ? La start-up fran­çaise Dri­vy lance un ser­vice novateur. En tête du mar­ché de la lo­ca­tion de voi­tures entre par­ti­cu­liers de­puis cinq ans, elle per­met dé­sor­mais, avec Dri­vyO­pen, aux pro­prié­taires et aux lo­ca­taires de ne même plus avoir à se croi­ser. Com­ment ? « Grâce à un pe­tit boî­tier élec­tro­nique de notre in­ven­tion, ex­plique Pau­lin De­men­thon, 38 ans, le fon­da­teur de Dri­vy. Ins­tal­lé der­rière le ta­bleau de bord et connec­té à l’ou­ver­ture/fer­me­ture élec­tro­nique des portes, il au­to­rise ain­si aux lo­ca­taires, d’un clic sur leur smart­phone, l’ac­cès à la voi­ture. »

L’ap­pli­ca­tion pro­pose aus­si un état des lieux

Plus be­soin donc pour le pro­prié­taire d’être pré­sent pour re­mettre les clés. Il peut ain­si gé­rer ses lo­ca­tions à dis­tance, sans avoir be­soin de se dé­pla­cer. Le lo­ca­taire est de son cô­té to­ta­le­ment libre d’or­ga­ni­ser ses tra­jets comme bon lui semble, sans être dé­pen­dant du pro­prié­taire. Les clés sont pla­cées à l’avance dans l’ha­bi­tacle et ré­cu­pé­rées en­suite par le lo­ca­taire. L’ap­pli­ca­tion au­ra au préa­lable pris le soin de géo­lo­ca­li­ser le vé­hi­cule, et pro­pose aus­si un état des lieux qui iden­ti­fie, grâce à toute une sé­rie de pho­tos, les rayures ou dé­fauts éven­tuels du vé­hi­cule.

Fort d’un ré­seau de plus de 800 000 uti­li­sa­teurs, et d’un parc de 35 000 vé­hi­cules à tra­vers toute la France, Dri­vy am­bi­tionne d’équi­per 2 000 voi­tures avec cette tech­no­lo­gie d’ici à fin 2016. Lan­cé à Pa­ris, le ser­vice se­ra pro­po­sé dans d’autres gran- des villes où Dri­vy est ins­tal­lé, com- me Lyon, Bor­deaux, Ber­lin ou Bar­ce­lone. « L’abon­ne­ment coû­te­ra 29 € par mois au pro­prié­taire, pré­cise en­core Pau­lin De­men­thon, sans droits d’en­trée ni de sor­tie, et pose de l’ap- pa­reil in­cluse. » Vingt-neuf eu­ros, c’est éga­le­ment le prix de base d’une lo­ca­tion pour une jour­née. Ce qui fait que l’abon­ne­ment pour le pro­prié­taire est ra­pi­de­ment ren­ta­bi­li­sé. Les ta­rifs va­rient en fonc­tion du mo­dèle, de la puis­sance ou en­core de l’an­cien­ne­té du vé­hi­cule. Ques­tion as­su­rance, Dri­vy a mon­té un par­te­na­riat avec la com­pa­gnie al­le­mande Al­lianz, pre­mier as­su­reur eu­ro­péen. C’est elle qui prend le re­lais de l’as­su­reur ha­bi­tuel du vé­hi­cule, en mode tout risque, dès que la lo­ca­tion dé­marre. Au­cun risque donc de se re­trou­ver en conflit avec son as­su­reur, pour un dom­mage dans le­quel le pro­prié­taire du vé­hi­cule n’au­rait pas été im­pli­qué.

En­fin, Dri­vy a mis en place un sys­tème dou­ble­ment sé­cu­ri­sé. « L’ou­ver­ture des portes n’est pos­sible que sur la plage horaire ré­ser­vée, ex­plique Ra­phaël Ko­rach, char­gé du pro­jet. Et même si un in­di­vi­du réus­sis­sait, en frac­tu­rant une vitre par exemple, à s’in­tro­duire dans la voi­ture et à s’em­pa­rer des clés, il se trou­ve­rait dans l’in­ca­pa­ci­té d’al­lu­mer le mo­teur sans le smart­phone du lo­ca­taire. »

VI­DÉO

le­pa­ri­sien.fr Dri­vyO­pen : tout com­prendre sur cette nou­velle ap­pli­ca­tion

(LP/Phi­lippe La­vieille.)

Pa­ris, mer­cre­di. L’ap­pli­ca­tion est dou­ble­ment sé­cu­ri­sée : l’ou­ver­ture des portes de la voi­ture louée ne fonc­tionne que dans la plage horaire ré­ser­vée et l’al­lu­mage du mo­teur n’est pos­sible qu’avec le smart­phone du lo­ca­taire.

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