« Ma po­ly­va­lence est un atout »

Angleterre. Sur le pont lors du Boxing Day avec New­castle, Mous­sa Sis­so­ko, le mi­lieu des Bleus, porte un re­gard lu­cide sur sa tra­jec­toire tout en li­vrant des fa­cettes de sa per­son­na­li­té.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Pro­pos recueillis par FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

AP­PA­RU pour la pre­mière fois chez les Bleus en oc­tobre 2009, Mous­sa Sis­so­ko, 34 sélections, fi­gure ré­gu­liè­re­ment sur les listes de Di­dier Desc­hamps. Pa­ral­lè­le­ment, l’an­cien Tou­lou­sain, 26 ans, s’est épa­noui en Pre­mier League où il a dé­bar­qué à New­castle en jan­vier 2013. Ti­tu­laire in­amo­vible chez les Mag­pies, op­po­sés en dé­but de soi­rée à Ever­ton, il ap­pré­cie la vie en Angleterre, évoque son jeu, parle de lui, de sa famille et dé­cline ses am­bi­tions. Avez-vous craint pour votre place chez les Bleus en dé­but de sai­son quand New­castle était der­nier du clas­se­ment (le club est au­jourd’hui pre­mier non re­lé­gable) ? MOUS­SA SIS­SO­KO. Non car je ne pense pas qu’une convo­ca­tion soit liée aux résultats de l’équipe. D’ailleurs, j’ai conti­nué à être ap­pe­lé. Cer­tains joueurs pâ­tissent de leur po­ly­va­lence, mais on a le sen­ti­ment que chez vous c’est un pré­cieux al­lié ? Oui, elle m’a tou­jours ser­vi, que ce soit en sélection ou en club. Je peux évo­luer comme mi­lieu re­layeur ou bien sur un cô­té. C’est un atout, mais tout le monde sait que mon poste pré­fé­ren­tiel, c’est dans l’axe. C’est ce­lui où je m’ex­prime le mieux et où j’ai le plus de re­pères. Mais, s’il faut jouer à droite comme à New­castle, je le fais sans re­chi­gner. Que vous a ap­por­té la Pre­mier League de­puis votre trans­fert en jan­vier 2013 ? A Tou­louse, j’avais dé­jà le pro­fil d’un joueur box to box. En Angleterre, j’ai ap­pris à pour­suivre mes ef­forts pen­dant 90 mi­nutes. J’ai vrai­ment pro­gres­sé dans ce do­maine. En France, on a moins cette grin­ta. J’ai aus­si ga­gné en ma­tu­ri­té et mes per­for­mances sont plus constantes. Et sur le plan de l’ef­fi­ca­ci­té ? Au ni­veau des passes dé­ci­sives, ça va, mais il faut que je m’amé­liore en termes de fi­ni­tion. Je me pro­cure pas mal d’oc­ca­sions, mais cette an­née je n’ai pas en­core mar­qué. Je dois plus ten­ter et sur­tout faire le geste juste. Il y a en­core trop de pré­ci­pi­ta­tion dans mon jeu. Pour­quoi êtes-vous le der­nier Fran­çais à jouer ré­gu­liè­re­ment à New­castle ? Bonne ques­tion, mais il fau­drait la po­ser au coach. Les autres Fran­çais sont des joueurs de qua­li­té. Je ne di­rais pas qu’ils ne tra­vaillent pas bien, mais c’est peut-être à eux d’en faire en­core plus. Si le joueur est bon, qu’il soit fran­çais, ja­po­nais ou néer­lan­dais, il joue. Que se passe-t-il avec Thau­vin qui joue peu ces der­niers mois ? Quand Flo est ar­ri­vé, il a joué les pre­miers matchs. En­suite, ça s’est un peu moins bien pas­sé. Le coach a mis en place un nou­veau sys­tème et il a per­du du temps de jeu. Mais il doit s’ac­cro­cher pour re­ve­nir dans le 11. Il au­ra sa chance tôt ou tard. Il est in­tel­li­gent, il va y ar­ri­ver. Avez-vous tou­jours l’am­bi­tion de re­joindre un club qui joue la Ligue des cham­pions ? J’ai tou­jours en­vie, mais chaque chose vient à point nom­mé. Pour l’ins­tant, je ne la joue pas, mais je suis pa­tient. Ce­la peut ve­nir dans un an ou deux ans. J’at­tends mon heure se­rei­ne­ment. Qui est Mous­sa Sis­so­ko ? Un mec nor­mal qui n’aime pas faire trop de bruit. Je suis as­sez ca­sa­nier, je passe beau­coup de temps avec ma famille et mes amis. Je ne suis pas ma­rié, mais j’ai un fils qui ne vit pas avec moi. Il ré­side à Pa­ris, donc j’es­saie d’être pré­sent pour lui et de le voir le plus sou­vent pos­sible. Une heure et quart de vol, ce n’est pas très loin. New­castle est une ville étu­diante. Les sol­li­ci­ta­tions y sont-elles im­por­tantes ? Oui, il y a beau­coup de choses à faire. Mais je me li­mite au shop­ping et à des res­tau­rants entre amis. Là­bas, le foot, c’est une re­li­gion. Donc on m’ar­rête dans la rue, mais les An­glais savent faire la part des choses. Quand je suis en famille, ils me font un pe­tit signe ou m’adressent un en­cou­ra­ge­ment. Ça ne va pas plus loin. Etes-vous tou­jours un spec­ta­teur as­si­du des « Feux de l’amour » ? Oui, je suis cette sé­rie quo­ti­dien­ne­ment. Mais je re­garde aus­si « The Wire », « Brea­king Bad », « Nar­co »… Ma sé­rie pré­fé­rée, c’est « Pri­son Break ».

« Je suis un mec nor­mal qui n’aime pas faire

trop de bruit »

Stoke - Man­ches­ter Uni­ted 16 heures As­ton Vil­la - West Ham Bour­ne­mouth - Crys­tal Pa­lace Tot­ten­ham - Nor­wich Chel­sea - Wat­ford Man­ches­ter Ci­ty - Sun­der­land Swan­sea - West Brom­wich Li­ver­pool - Lei­ces­ter (Ca­nal + Sport) 18 h 30 (Ca­nal + Sport) New­castle - Ever­ton 20 h 45 (Ca­nal + Sport) Sou­thamp­ton - Ar­se­nal

Lei­ces­ter, 38 pts ; Ar­se­nal, 36 ; Man­ches­ter Ci­ty, 32 ; Tot­ten­ham, 29 ; Man­ches­ter Uni­ted, 29 ; Crys­tal Pa­lace, 29 ;

Wat­ford, 28 ; West Ham, 25 ; Li­ver­pool, 24 ; Ever­ton, 23 ; Stoke, 23 ; Sou­thamp­ton, 21 ; West Brom­wich, 20 ; Bour­ne­mouth, 19 ; Chel­sea, 18 ; Nor­wich, 17 ; New­castle, 17 ; Swan­sea, 15 ; Sun­der­land, 12 ;

As­ton Vil­la, 7.

) e. Le rd ha ic R I/ P B t/ or Sp on Ic (

LE CLAS­SE­MENT. 1. 2. 3. 4.

7. 11. 12. 14. 15. 16. Le mi­lieu de ter­rain Mous­sa Sis­so­ko joue au­jourd’hui contre Ever­ton avec son club de New­castle, mal en point en cham­pion­nat. Les Mag­pies

n’ont que deux points d’avance sur le pre­mier re­lé­gable.

6.

10.

13.

18. 20.

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