Cinq règles d’or à res­pec­ter

Le Parisien (Paris) - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS -

CE SONT LES PE­TITS nou­veaux de l’an­née ! Anne-Claire Cou­dray (1 000 abon­nés), Gilles Bou­leau (6 000), Claire Cha­zal (24 000), ou Ka­rine Le Mar­chand (dé­jà 167 000 abon­nés) se sont ins­crits en 2015 sur Twit­ter. L’oc­ca­sion de faire un point sur les joies et les chaus­se­trappes de la plate-forme. Quelles sont les règles d’or à res­pec­ter ? Les bons ré­flexes à prendre pour ga­gner en in­fluence ? Pe­tit guide à l’usage des VIP… et des autres. Pré­pa­rer le ter­rain. Avant de re­layer triom­pha­le­ment les au­diences de sa der­nière émis­sion, mieux vaut se fa­mi­lia­ri­ser avec l’ou­til, en si­lence. « La pre­mière dé­marche sur Twit­ter, c’est l’écoute, rap­pelle Jus­tine Ryst, di­rec­trice dé­ve­lop­pe­ment, usages et au­diences chez Twit­ter France. Pour sa­voir ce qui se dit sur vous et vos émis­sions, et prendre le pouls de ce qui vous in­té­resse, il faut suivre les bonnes per­sonnes, ob­ser­ver les bons comptes, écou­ter les conver­sa­tions. » Le temps qu’on prend à faire ce tra­vail de dé­fri­chage au dé­but per­met en­suite de pro­fi­ter de cet ou­til de « prise de pouls » per­ma­nente. Pour com­prendre Twit­ter, il faut d’abord le pra­ti­quer. Quitte à se faire ai­der. Etre en­tou­ré au dé­but don­ne­ra en­vie de prendre la main soi-même en­suite. Twee­ter au bu­reau. Oui, même un simple sel­fie tout(e) seul(e) dans son stu­dio ra­dio ou sur son pla­teau té­lé. « Ce qui est ba­nal pour une per­son­na­li­té des mé­dias est ex­tra­or­di­naire pour le grand pu­blic, rap­pelle Jus­tine Ryst. Faire dé­cou­vrir son quo­ti­dien est un bon moyen de com­men­cer à com­mu­ni­quer, en en­ri­chis­sant ses mes­sages avec des pho­tos, des vi­déos ou un Pé­ri­scope (NDLR : la nou­velle fonc­tion­na­li­té de Twit­ter, qui per­met de dif­fu­ser une vi­déo en di­rect, grâce au strea­ming). Etre ré­gu­lier. C’est le se­cret pour ga­gner… et gar­der ses abon­nés. « Twit­ter se tra­vaille comme un muscle. On peut trou­ver chaque jour quelque chose à faire : par­ta­ger une lec­ture, un ar­ticle, une cou­lisse, ré­pondre à un tweet ou in­ter­pel­ler quel­qu’un. Quand on est une per­son­na­li­té pu­blique, un tweet par jour, c’est la bonne po­so­lo­gie », juge Jus­tine Ryst. A ca­ser entre un tra­jet en taxi et un stop à la loge ma­quillage. Sa­voir don­ner. Car il ne suf­fit pas d’être drôle et/ou op­por­tun, en pos­tant la bonne vanne/in­fo au bon mo­ment. Pour ga­gner en in­fluence, il faut aus­si par­ta­ger, écou­ter, échan­ger. « C’est comme dans la vraie vie, on n’a pas en­vie d’écou­ter long­temps quel­qu’un qui ne par­le­rait que de soi », ré­sume Jus­tine Ryst. Ret­wee­ter les gens qui vous fé­li­citent, c’est bien. Ré­pondre à ceux qui vous parlent, c’est en­core mieux. Et si ça dé­rape, as­su­mer. Gare au tweet ra­geur ef­fa­cé dans la fou­lée, ex­trê­me­ment contre-pro­duc­tif. « L’exer­cice de la syn­thèse, des fa­meux 140 signes, ce n’est pas fa­cile au dé­but, mais ce n’est pas grave de se trom­per, as­sure Jus­tine Ryst. Mieux vaut quel­qu’un qui cla­ri­fie sa pen­sée, s’ex­cuse si be­soin, plu­tôt que quel­qu’un qui ef­face ses tweets. » Sur­tout que, cap­ture écran ai­dant, Twit­ter n’ou­blie rien. Quand c’est pos­té, c’est dé­jà trop tard !

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