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95 000 oeuvres fi­chées

Le Parisien (Paris) - - ACTUALITÉ - ST.S.

Elle fait fi­gure d’arme « fa­tale » pour ceux qui sou­hai­te­raient trom­per l’oeil, pour­tant aguer­ri, des li­miers de l’OCBC. Bap­ti­sée Trei­ma (Thé­sau­rus de re­cherche élec­tro­nique et d’ima­ge­rie en ma­tière ar­tis­tique), cette da­ta base re­groupe les pho­tos de 95 000 ta­bleaux, sculp­tures, or­ne­men­ta­tions, meubles, sta­tues et autres ob­jets dé­ro­bés à leurs pro­prié­taires ou ap­par­te­nant à des tré­sors na­tio­naux, cir­cu­lant illi­ci­te­ment. Créée en 1995, cette base de don­nées est de­ve­nue, au fil des an­nées, l’équi­valent du fi­chier des em­preintes di­gi­tales pour les oeuvres d’art. « Outre des pho­tos, cette base re­cense éga­le­ment un des­crip­tif très pré­cis et les ca­rac­té­ris­tiques de chaque oeuvre vo­lée, in­siste un en­quê­teur. C’est de­ve­nu un ou­til in­dis­pen­sable. » « En 2007, Trei­ma a été amé­lio­ré grâce à l’ajout de la re­con­nais­sance vi­suelle par com­pa­rai­son, ajoute le com­man­dant Co­rinne Cha­trelle. Lorsque l’on en­re­gistre le cli­ché d’une oeuvre sai­sie au cours d’une en­quête ou dé­cou­verte lors d’un contrôle, Trei­ma nous pro­pose trois ou quatre pho­tos de pièces pou­vant cor­res­pondre et dé­jà en­re­gis­trées. » Charge à l’en­quê­teur de faire le tri et d’éta­blir la re­con­nais­sance fi­nale. Au­jourd’hui, sa seule li­mite est consti­tuée par… l’ab­sence de pré­cau­tion des pro­prié­taires d’oeuvres. « Nous rap­pe­lons ré­gu­liè­re­ment aux dé­ten­teurs de biens cultu­rels l’uti­li­té de les prendre en pho­to, in­siste Co­rinne Char­trelle. L’exis­tence de ces cli­chés dans notre base per­met de les iden­ti­fier aus­si­tôt. »

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