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La pen­dule royale de Ber­lus­co­ni

Le Parisien (Paris) - - ACTUALITÉ -

C’est une pièce unique de par son mé­ca­nisme com­plexe in­di­quant la po­si­tion des astres et sa double pa­tine de bronze doré et mat. Créée pour Louis XVI par son hor­lo­ger, cette pen­dule as­tro­no­mique est sub­ti­li­sée au châ­teau de Bouges (Indre), à une cen­taine de ki­lo­mètres à l’est de Tours, dans la nuit du 28 au 29 mai 1991. Les en­quê­teurs de l’OCBC re­trouvent sa trace six ans plus tard par l’in­ter­mé­diaire d’un an­ti­quaire suisse. Ils ex­hument alors les pé­ré­gri­na­tions de l’oeuvre : elle a été ac­quise par un re­ce­leur belge pour 20 000 F, puis par un re­ven­deur hol­lan­dais, puis en­core par un mar­chand al­le­mand qui l’a cé­dée à l’an­ti­quaire hel­vète. Le­quel l’a ... ven­du 700 000 € en 1995 à l’épouse d’un cer­tain... Sil­vio Ber­lus­co­ni. Dé­cou­vrant que son bien est le fruit d’un vol, l’homme d’af­faires ita­lien, dont la bonne foi n’a pas été mise en cause, ac­cepte alors de rendre la pen­dule royale contre un dé­dom­ma­ge­ment de 100 000 € ! Son pro­prié­taire à l’ori­gine, la Caisse na­tio­nale des mo­nu­ments his­to­riques, ayant re­fu­sé, l’ob­jet pré­cieux est res­té entre les mains du Ca­va­liere.

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