Vincent El­baz, as de l’es­cro­que­rie

Le Parisien (Paris) - - LES SORTIES AU CINÉMA - A.G. A.G.

de Pas­cal El­bé avec Vincent El­baz, Ju­lie Gayet, Anne Char­rier, Za­bou Breit­man… Du­rée : 1 h 38. « INS­PI­RÉ de faits réels », peut-on lire au dé­but du film. Cinq ans après « Tête de Turc », l’ac­teur Pas­cal El­bé re­passe der­rière la ca­mé­ra avec « Je compte sur vous » qui dresse le por­trait d’un fa­meux es­croc fran­cois­raé­lien, Gil­bert Chik­li, in­car­né par Vincent El­baz. Le pro­duc­teur du film, Isaac Shar­ry, a ren­con­tré Gil­bert Chik­li un an avant sa sor­tie de pri­son. « C’était un sa­cré es­croc. J’ai d’ailleurs vu un des po­li­ciers qui a en­quê­té sur lui et il m’a dit : Gil­bert ? C’est un mec qui peut vendre du sable à des Bé­douins ! Un phé­no­mène, ex­plique Isaac Shar­ry. Je me suis dé­les­té de ce qu’il me confiait pour faire un film qui soit juste re­lié à lui par le fait di­vers. »

De son cô­té, Pas­cal El­bé avait pris connais­sance de l’af­faire Chik­li dans la presse. « Quand mon pro­duc­teur m’a par­lé des ar­naques dingues qu’il avait com­mises, je me suis sou­ve­nu que trois ans avant, j’avais moi-même lu dans le Pa­ri­sien com­ment une di­rec­trice d’agence ban­caire est al­lée re­mettre 358 000 € à un in­con­nu sur un simple coup de fil, dans les toi­lettes d’un ca­fé, à 8 heures du ma­tin. Ce­la m’a in­té­res­sé et Isaac Shar­ry a or­ga­ni­sé un ren­contre avec Chik­li. On l’a vu à Tel-Aviv. Un type brillant, cha­ris­ma­tique, un ex­tra­or­di­naire ma­ni­pu­la­teur et un psy­cho­pathe qui a zé­ro af­fect. Je me suis ins­pi­ré de lui. »

Le re­tour de Ju­lie Gayet

Le réa­li­sa­teur dé­crit moins les « ar­naques au pré­sident », comme on écri­vait dans les jour­naux, que la vie pri­vée de son per­son­nage. On dé­couvre ain­si que Gil­bert Chik­li fait croire à son fils qu’il est agent se­cret, et à sa femme qu’il tra­vaille dans le té­lé­mar­ke­ting. Son épouse est jouée par Ju­lie Gayet. On n’avait pas vu l’ac­trice au ci­né­ma de­puis « les Ames de pa­pier » en 2013. « Ju­lie m’a don­né son ac­cord di­rect pour ce rôle, confie Isaac Shar­ry. J’ai sen­ti qu’elle avait très en­vie de re­ve­nir avec un rôle fort. Elle a tour­né une se­maine à TelA­viv et dans ses en­vi­rons. »

Quant à Vincent El­baz, qui prête ses traits à Gil­bert Chik­li, il n’a pas hé­si­té. « J’ai sen­ti qu’il avait en­vie de le jouer. Vincent a un cô­té chien fou qu’il a ap­por­té au per­son­nage », sou­ligne Pas­cal El­bé. Le vé­ri­table es­croc, Gil­bert Chik­li, est ve­nu à la fin du tour­nage. « Il était vi­si­ble­ment heu­reux. Mais j’ai lais­sé Vincent El­baz et lui se re­ni­fler. » Le fait est que l’ac­teur fait un ar­na­queur plus vrai que na­ture, dans un film bien fi­ce­lé et ron­de­ment me­né.

Sean Ba­ker, 44 ans, nous en­traîne sur les pas de Sin-Dee Rel­la, une pros­ti­tuée trans­sexuelle noire qui vient de sor­tir de pri­son, la veille de Noël. Elle ren­contre son amie Alexan­dra, éga­le­ment trans­sexuelle. Ap­pre­nant que son homme l’a trom­pée avec une femme en son ab­sence, Sin-Dee va par­tir dans les rues de son quar­tier mal­fa­mé de Los An­geles pour la trou­ver et se ven­ger. Por­té par ses deux in­ter­prètes prin­ci­pales à l’éner­gie in­croyable et sou­vent drôles, Ki­ta­na Ki­ki Ro­dri­guez (pho­to) et Mya Tay­lor, elle-même trans­sexuelles, ce long-mé­trage a été tour­né avec un smart­phone pour des rai­sons budgétaires. Le ci­néaste a en­suite me­né un tra­vail en post­pro­duc­tion pour ob­te­nir un uni­vers vi­suel al­liant cou­leurs sa­tu­rées et grain de l’image. Un film sur­vi­ta­mi­né, mais trop es­thé­ti­sant, ce qui peut éner­ver par mo

ments.

Les films, les ho­raires, les salles

.) od Pr (

À LIRE

le­pa­ri­sien.fr

Se­lon le réa­li­sa­teur, Pas­cal El­bé, « Vincent (pho­to) a un cô­té chien fou qu’il a ap­por­té au per­son­nage ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.