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Le football a adou­bé Co­rinne Diacre

Le Parisien (Paris) - - RÉTRO 2015 - CH­RIS­TOPHE BÉRARD

football pro­fes­sion­nel n’est pas qu’un re­paire d’in­cor­ri­gibles ma­chistes. Même si Da­vid Le Frap­per, l’en­traî­neur de Va­len­ciennes (Nord), s’est per­mis des com­men­taires in­dé­li­cats sur l’ar­bitre Stéphanie Frap­part le 30 oc­tobre et a été sanc­tion­né pour ce­la. Mais, preuve que les men­ta­li­tés évo­luent, cette an­née, le meilleur en­traî­neur de Ligue 2, élu par l’heb­do­ma­daire « France Football », est une femme. L’in­té­res­sée s’ap­pelle Co­rinne Diacre, le coach de Cler­mont et seule femme en­traî­neur d’une équipe pro­fes­sion­nelle mas­cu­line en France. Nom­mée à l’été 2014, Co­rinne Diacre a d’abord été ob­ser­vée avec cir­cons­pec­tion. Au­jourd’hui, tout le monde a com­pris qu’elle n’avait pas été nom­mée (seule­ment) pour faire le buzz. Son équipe oc­cupe, à la trêve, la troi­sième place du cham­pion­nat et se trouve en po­si­tion de mon­ter en L 1 en fin de sai­son. « Je n’ai pas cher­ché a être vi­sion­naire quand je l’ai nom­mée, as­sure Claude Mi­chy, le pré­sident de Cler­mont. Ma chance, c’est que j’étais pro­prié­taire du club et que je n’ai pas eu be­soin de sol­li­ci­ter des conseils. Je n’ai pas cher­ché à don­ner un coup de fraî­cheur au foot mas­cu­lin. » Pour Mi­chy, la dis­tinc­tion de Co­rinne Diacre est mé­ri­tée. « J’ai eu des en­traî­neurs comme Mi­chel Der Za­ka­rian ou Ré­gis Brouard, sou­ligne-t-il. Il n’y a au­cune dif­fé­rence avec Co­rinne. Je m’es­time ma­cho ten­dance Moyen Age (sou­rire). Mais pour mon club, je choi­sis d’abord la com­pé­tence. Et Co­rinne est quel­qu’un qui a énor­mé­ment tra­vaillé. A un mo­ment, il était iné­luc­table qu’elle réus­sisse. »

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