Ser­vice mi­ni­mum

Le match a bas­cu­lé hier soir sur une ac­tion entre les deux Pa­ri­siens.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - DE L’UN DE NOS EN­VOYÉS SPÉ­CIAUX YVES LE­ROY À VIL­LE­NEUVE-D’ASCQ

LEURS DES­TINS contraires se sont de nou­veau croi­sés hier soir. Edin­son Ca­va­ni, l’homme qui porte le PSG mal­gré son ir­ré­gu­la­ri­té, et An­gel Di Ma­ria, la grande dé­cep­tion du dé­but de sai­son, ont long­temps sym­bo­li­sé l’in­ef­fi­ca­ci­té pa­ri­sienne. Avant de s’as­so­cier pour mar­quer le but de la vic­toire.

Quand les deux Sud-Amé­ri­cains ont en­fin per­cé le blin­dage double-couche de Lille, ils ont af­fi­ché une joie ra­geuse. L’Ar­gen­tin a réa­li­sé un geste de classe pour ser­vir Ca­va­ni à l’en­trée des six mètres. De cette dis­tance-là, le Ma­ta­dor pou­vait dif­fi­ci­le­ment ti­rer au- des­sus, contrai­re­ment à deux énormes oc­ca­sions ra­tées pré­cé­dem­ment (42e et 58e). Il a ca­ta­pul­té vio­lem­ment le bal­lon dans les fi­lets.

« J’étais content pour An­gel car c’était dif­fi­cile pour lui ces der­niers temps, souffle Blaise Ma­tui­di, qui est ve­nu l’en­la­cer. On n’a ja­mais dou­té de lui, il est conscient qu’il peut faire de bonnes choses et être dé­ci­sif. Il peut en­core nous ap­por­ter plus. Mais si le PSG n’est pas tout en haut, ce n’est pas la seule faute d’An­gel. [...] Edi s'était pro­cu­ré beau­coup d'oc­ca­sions au der­nier match mais avait man­qué de réus­site. On était sou­la­gés pour lui. »

Les doutes ont du­ré moins long­temps pour l’Uru­guayen que pour son pas­seur. Après son cla­si­co frus­trant, l'at­ta­quant a ins­crit son 10e but de la sai­son en Ligue 1 tout en re­joi- gnant Lio­nel Mes­si au clas­se­ment des bu­teurs eu­ro­péens (14 réa­li­sa­tions toutes com­pé­ti­tions confon­dues). Et s'il se confirme que le PSG reste dé­pen­dant de ses buts, le pré­sident Nas­ser Al-Khe­laï­fi re­fuse avec iro­nie de s'en in­quié­ter : « Je ne com­prends pas : quand il ne marque pas, c'est un pro­blème ; et quand il marque, c'en est un aus­si. »

Son di­rec­teur du foot­ball, Pa­trick Klui­vert, re­con­naît de son cô­té qu'il ai­me­rait un peu plus de va­rié­té : « Je suis content à chaque fois que Ca­va­ni marque. C'est très im­por­tant, sur­tout quand ses buts sont dé­ci­sifs. Pour l’équipe, ce se­rait bien que d’autres joueurs marquent aus­si. » Pour Di Ma­ria bu­teur, il fau­dra at­tendre un peu. Il a pour­tant cru dé­blo­quer son comp­teur, quand il a conver­ti sa troi­sième grosse oc­ca­sion (22e). Il avait eu le temps de s’en­vo­ler vers le po­teau de cor­ner, les deux pouces et in­dex joints pour for­mer un coeur. Jus­qu’à ce que l'ar­bitre as­sis­tant si­gnale, avec du re­tard, un contrôle de la main ima­gi­naire.

Unai Eme­ry lui avait re­nou­ve­lé sa confiance, tout en le re­pla­çant dans le cou­loir droit, rap­pe­lant fu­rieu­se­ment la confi­gu­ra­tion pré­fé­rée de Laurent Blanc. L'en­traî­neur a sa­lué « [ses] bonnes passes » tout en in­sis­tant sur « le be­soin de tra­vailler l'ef­fi­ca­ci­té ». Un lé­ger re­bond qui reste à conso­li­der.

« POUR L’ÉQUIPE, CE SE­RAIT BIEN QUE D’AUTRES JOUEURS MARQUENT AUS­SI » PA­TRICK KLUI­VERT, DI­REC­TEUR DU FOOT­BALL DU PSG

Stade Pierre-Mau­roy (Vil­le­neuve-d’Ascq), hier soir. Edin­son Ca­va­ni a as­su­ré l’es­sen­tiel pour le PSG en ins­cri­vant le seul but du match sur un ser­vice de Di Ma­ria.

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