Gar­cia veut mar­quer son

Pour son bap­tême du feu au Stade-Vé­lo­drome, le nou­veau coach de l’OM va pour­suivre sa re­prise en main. Il sou­haite voir son équipe pro­duire du jeu et ga­gner la confiance du pu­blic.

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL - DE NOTRE COR­RES­PON­DANT CLÉ­MENT CHAILLOU À MAR­SEILLE (BOUCHES-DU-RHÔNE)

AVANT LA RÉ­CEP­TION de Bor­deaux, l’OM a au moins réus­si sa pre­mière mis­sion : faire re­ve­nir, le temps d’une soi­rée, le pu­blic mar­seillais au Stade-Vé­lo­drome. Certes, l’en­ceinte du bou­le­vard Mi­che­let ne se­ra pas tout à fait pleine mais, avec plus 50 000 spec­ta­teurs at­ten­dus, elle va faire du bruit. Reste à la conten­ter, à ga­gner, donc. Si Hi­ro­ki Sa­kai, ven­dre­di, a rap­pe­lé que cette sai­son « l’OM n’a ja­mais per­du » chez lui, il n’a pas pré­ci­sé que ces suc­cès, face à Lo­rient (2-0), Nantes (2-1) ou Metz (1-0), ont tous été la­bo­rieux. Pour re­con­qué­rir son arène, l’OM a main­te­nant be­soin de pas­ser la vi­tesse su­pé­rieure.

Après une sai­son cau­che­mar­desque à do­mi­cile, le Vél est un fauve en cage qui ne de­mande qu’à ru­gir, mais qui doit d’abord trou­ver la clé pour se li­bé­rer. Ru­di Gar­cia pour­rait l’être. « Une des étapes qui nous mon­tre­ra si on est sur le bon che­min, c’est le jour où l’on rem­pli­ra to­ta­le­ment le Vé­lo­drome, sou­ligne-t-il avant sa pre­mière sur ses terres. Ça mo­tive, ça donne en­vie de tra­vailler en­core plus, de tout don­ner pour que les sup­por­teurs soient fiers de nous. » Le nou­veau coach le sait : pour réus­sir à Mar­seille, il lui fau­dra faire du stade son jar­din, mar­quer, dès ce soir, son ter­ri­toire.

C’est ce qu’il fait dé­jà en cou­lisses. Après avoir ins­pec­té chaque re­coin de la Com­man­de­rie à son ar­ri­vée, il a pro­mis quelques amé­na­ge­ments. « Il y a beau­coup de choses à chan­ger. Et je les changerai », a-t-il an­non­cé mar­di, évo­quant no­tam­ment une trans­for­ma­tion du bâ­ti­ment des pros. Son quo­ti­dien de­puis le 20 oc­tobre al­ter­nant entre veille de match, jour de match et len­de­main de match, l’ar­chi­tecte mar­seillais ne s’est pas en­core pen­ché avec pré­ci­sion sur les plans du centre Ro­bertLouis-Drey­fus. Il a plu­tôt com­men­cé à ré­or­ga­ni­ser son équipe.

Car le groupe mar­seillais, évi­dem­ment, n’échap­pe­ra pas à la pe­tite ré­vo­lu­tion, à la patte Gar­cia. Ve­nu avec ses deux ad­joints, l’an­cien Ro­main n’a pas (en­core ?) mo­di­fié le rythme, mais le conte­nu des séances, oui. « Ils n’en bavent pas spé­cia­le­ment sur le plan phy­sique parce que le ca­len­drier ne le per­met pas, mais il y a beau­coup d’exi­gence dans le po­si­tion­ne­ment, le res­pect des sché­mas tac­tiques, ex­plique-t-on au­tour du groupe. Contrai­re­ment à ce qui a pu être dit, ils tra­vaillaient aus­si avec Pas­si, mais là, c’est… dif­fé­rent. » C’est nou­veau, en fait. Et c’est vou­lu. « Ce qui se fai­sait avant ne m’in­té­resse pas », a lâ­ché Gar­cia en dé­but de se­maine.

C’est va­lable pour le quo­ti­dien, ça l’est pour le ter­rain. On l’a vu mer­cre­di à Cler­mont, avec la ti­tu­la­ri­sa­tion de Pe­lé aux dé­pens de la dou­blure Sam­ba. Et si les choses n’étaient pas claires, Gar­cia, qui a pré­vu des en­tre­tiens in­di­vi­duels et des rap­ports dé­taillés pour cha­cun de ses hommes, a rap­pe­lé sa pen­sée ven­dre­di. « Per­sonne n’a ja­mais ga­gné une place de ti­tu­laire avec moi, ni Ba­fé Go­mis ni Maxime Lo­pez. A chaque fois, il faut qu’ils soient ca­pables du­rant la com­pé­ti­tion et les en­traî­ne­ments de me mon­trer que, cette place, ils la mé­ritent. »

Vu l’ef­fec­tif ac­tuel, Go­mis ne de­vrait pour­tant pas avoir trop de sou­cis à se faire. Thau­vin et Diar­ra semblent aus­si pos­sé­der une lon­gueur d’avance. Mais les autres sont pré­ve­nus. Les places vont être chères, et la concur­rence âpre. Et l’OM a tout à y ga­gner.

« IL Y A BEAU­COUP DE CHOSES À CHAN­GER. ET JE LES CHANGERAI » RU­DI GAR­CIA, NOU­VEL EN­TRAέNEUR OLYMPIEN

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