Le Ven­dée Globe, une aven­ture ex­trême

Le Parisien (Paris) - - IL NOUS A BLUFFÉS - S.L.

S’IL Y A UNE COURSE à la voile qui fas­cine, c’est bien le Ven­dée Globe, qui se dé­roule tous les quatre ans et dont la 8e édi­tion s’élan­ce­ra des Sa­blesd’Olonne (Ven­dée) di­manche. Com­ment ima­gi­ner que des hommes puissent em­bar­quer pour un tour du monde en so­li­taire, sans es­cale et sans as­sis­tance, sur des ba­teaux certes bour­rés de tech­no­lo­gie, mais me­su­rant à peine plus de 18 m. L’At­lan­tique, l’équa­teur, le cap Horn, les mers du Sud et leurs ca­prices… Le Ven­dée Globe fas­cine au­tant qu’il ef­fraie. S’il a consa­cré les plus grands ma­rins, de Ti­touan La­ma­zou à Fran­çois Ga­bart, en pas­sant par Alain Gau­tier, Ch­ris­tophe Au­guin, Vincent Riou et Mi­chel Des­joyeaux, l’épreuve a bri­sé plus d’un rêve. En 2008, Yann Eliès avait été vic­time d’un grave ac­ci­dent au large des côtes aus­tra­liennes. Après de longues heures d’an­goisse, c’est un autre par­ti­ci­pant, Marc Guille­mot, qui l’avait re­trou­vé, coin­cé dans sa coque, le fé­mur bri­sé. Ger­ry Roufs n’en re­vien­dra quant à lui ja­mais en 1997, rap­pe­lant toute la dan­ge­ro­si­té de cette course. Cette an­née, ils sont 29 au dé­part. Des ha­bi­tués, tel Ar­mel Le Cléac’h, le seul avec Fran­çois Ga­bart à avoir dé­jà bou­clé son tour du monde en moins de qua­tre­vingts jours, et une pléiade de bi­zuts. Les sta­tis­tiques sont im­pla­cables : seuls la moi­tié d’entre eux iront au bout du tour du globe. Ils pas­se­ront pour ce­la en­vi­ron trois mois en mer.

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