« Cer­tains ne res­pectent pas les va­leurs du club… »

Alors que le Pa­ris FC s’en­fonce dans la crise, son en­traî­neur, Ré­gi­nald Ray, à court de so­lu­tions, pointe du doigt l’at­ti­tude d’une par­tie de son groupe.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - PAR LAURENT PRUNETA

PA­RIS FC PAU 0 1

DE­PUIS près d’une heure, le match s’est ache­vé sur une nou­velle dés­illu­sion pour le Pa­ris FC face à Pau (0-1). A l’écart, dans un ves­tiaire, le pré­sident, Pierre Fer­rac­ci, vi­sage fer­mé, s’est iso­lé avec son ma­na­geur Pierre Dréos­si. L’en­traî­neur, Ré­gi­nald Ray, a, lui, dé­jà quit­té le stade Char­lé­ty. La plu­part des joueurs es­quivent la zone mixte. Cette fois, la crise est bien là. Comme un éter­nel re­com­men­ce­ment pour un club qui ac­cu­mule les er­reurs de cas­ting.

Le vi­sage blême, le dé­bit lent, Ré­gi­nald Ray avait pro­non­cé des mots très forts à l’en­contre de ses joueurs en con­fé­rence de presse. « Quand on est dans notre si­tua­tion, soit on ne peut pas — et ça, je n’en suis pas sûr —, soit on ne veut pas. Et quand on ne veut pas, c’est qu’on ne res­pecte pas cer­taines va­leurs. Je parle des va­leurs d’un club, col­lec­tives ou d’une équipe… A un mo­ment, il faut que tout le monde puisse se re­gar­der dans une glace et prenne conscience qu’il s’agit d’un mé­tier et de la vie d’un club. Cer­tains ne res­pectent pas les va­leurs du club… »

Une charge vio­lente, cer­tai­ne­ment des­ti­née à pi­quer au vif son groupe. « Le coach a ré­su­mé pas mal de choses, mais je pense aus­si que, dans ces mo­ments-là, il faut es­sayer de prendre un peu de hau­teur en res­tant unis et sou­dés, es­time le gar­dien Alexis Thé­baux. Peu­têtre que tou­cher le fond va ré­vé­ler une nou­velle âme dans cette équipe… »

ZÉ­RO TIR CADRÉ

Mais après avoir ré­af­fir­mé son au­to­ri­té en ob­te­nant le ren­voi de son ad­joint Fa­bien Va­le­ri lun­di, Ré­gi­nald Ray semble de plus en plus à court de so­lu­tions. Les ré­sul­tats (6e dé­faite, 5 buts mar­qués dont 2 en 10 matchs) et la fai­blesse du jeu (zé­ro tir cadré hier) le fra­gi­lisent. « On est ca­pables de faire des choses po­si­tives dans un cli­mat fes­tif, comme contre Metz, et tout le contraire, trois jours plus tard dans un cham­pion­nat dur où on est at­ten­dus, dé­plore Ray. On de­vrait jouer chaque bal­lon comme si on jouait notre em­ploi... Moi, j’es­saye de pré­pa­rer la meilleure équipe pos­sible. Après, sur mon cas per­son­nel, c’est aux di­ri­geants de ré­pondre. » Pour l’état-ma­jor pa­ri­sien, la marge de ma­noeuvre est li­mi­tée fi­nan­ciè­re­ment compte te­nu des pro­cé­dures dé­jà en cours avec les pré­cé­dents coachs (Re­naud, Vas­seur). Il fau­dra aus­si ré­gler le cas de Fa­bien Va­lé­ri. En­core une fois, mal­gré le 2e bud­get du Na­tio­nal, le re­cru­te­ment s’avère ca­la­mi­teux. Face à ce na­vire qui coule len­te­ment, des dé­ci­sions fortes de­vront être prises ra­pi­de­ment.

Stade Char­lé­ty (Pa­ris XIIIe), hier. Ré­gi­nald Ray, l’en­traî­neur du PFC, est très re­mon­té contre cer­tains de ses joueurs après la sixième dé­faite de son équipe en cham­pion­nat.

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